Monde

La Maison Blanche accusée de trahir des secrets d'Etat

Slate.fr, mis à jour le 09.06.2012 à 17 h 09

Barack Obama dans la roseraie de la Maison Blanche. REUTERS/Jason Reed

Barack Obama dans la roseraie de la Maison Blanche. REUTERS/Jason Reed

«Choquantes», c’est le mot que le président américain a employé vendredi pour qualifier les accusations à l’endroit de la Maison Blanche, selon lesquelles le gouvernement aurait délibérément laissé fuiter des informations classées secret défense. Barack Obama a vivement démenti vendredi la moindre divulgation.

Un peu plus tard, le même jour, le ministre de la Justice américain Eric Holder annonçait la désignation de deux procureurs chargés d’enquêter sur cette affaire. «La divulgation non autorisée d’informations classées secrètes peut compromettre la sécurité de ce pays, et de tous les Américains, et elle ne sera pas tolérée», a commenté Eric Holder dans un communiqué.

Ces inquiétudes font suite à des révélations dans la presse, selon lesquelles Obama est responsable d’une augmentation des cyber-attaques sur le programme nucléaire iranien, après la découverte en 2010 du virus informatique Stuxnet. D’autres fuites évoquent l’autorisation donnée par la Maison Blanche de tuer des terroristes présumés lors d’opérations clandestines. Enfin des attaques de drones au Yémen et dans la Corne de l’Afrique ont été rapportées. 

John McCain, candidat républicain à l’élection présidentielle de 2008, face à Barack Obama, a accusé la présidence démocrate d’avoir organisé ces fuites pour en tirer des fruits politiques.

«Depuis ma prise de fonctions, j’ai souhaité une tolérance zéro pour ce genre de fuites ou de spéculations» a expliqué Barack Obama. De fait, rappelle le New York Times, l’administration Obama a déjà déposé six plaintes pour fuites de secrets de sécurité nationale. Sous les présidences précédentes, toutes confondues, seulement trois plaintes avaient été déposées.

Dean Baquet, managing editor du New York Times, journal dans lequel ont été faites plusieurs des révélations en cause, a précisé que les journalistes du quotidien avaient trouvé leurs informations grâce à «des tas et des tas d’enquêtes de terrain» au cours des derniers mois, pas grâce à des documents qui leur auraient été remis.

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