Culture

Dans la Silicon Valley, même les projets blagues deviennent réalité

Delphine Dyèvre, mis à jour le 07.06.2012 à 15 h 48

Capture d'écran de l'application Jotly, sur son site.

Capture d'écran de l'application Jotly, sur son site.

Dans la Silicon Valley mieux vaut ne pas faire de blague, conseille le Wall Street Journal, car elle pourrait être prise au sérieux et être réalisée. C’est ce qui est arrivé à Alex Cornell, employé de la start-up Firespotter Labs of Pleasanton. A l’automne dernier, il s’amuse à faire une vidéo mettant en scène «l’application la plus ridicule possible, que personne ne pourrait considérer comme pouvant exister». 

L’application s’appelle Jotly et permet de noter tout et n’importe quoi, des filles et garçons dans la rue, aux glaçons dans un verre.

Quelques milliers de vues plus tard, Jotly a déjà un concurrent, Oink, et l’employeur de Cornell décide de développer cette application, comme projet annexe de la start-up. Cornell avoue qu’il savait qu’en utilisant les trois «buzzwords» (mots qui buzzent) –social, local et portable– de la Silicon Valley, il allait rendre son application crédible.

D’autres ne reviennent toujours pas du succès de leurs applications. C’est le cas des créateurs d’iPoo, un réseau social qui connecte les gens qui sont aux toilettes. Cela ressemble également à une blague, pourtant plus de 200.000 personnes ont dépensé un dollar pour télécharger cette application. Amit Khanna, un comptable de Toronto, co-créateur de l’application explique:

«Avec le recul, c’était une très bonne idée, mais on ne s’attendait pas à ce que ce soit autre chose qu’une blague entre nous.»

D’autres, comme TacoCopter, aimeraient qu’on les prenne au sérieux. Cette application permet de se faire livrer des tacos grâce à un hélicoptère radio-commandé. Si TacoCopter a rapidement attiré l’attention, les spécialistes de nouvelles technologies, comme les journalistes de Wired, tous ont cru à une blague. Alors que les créateurs continuent d’affirmer qu’ils souhaitent développer le projet dès que la loi sera modifiée, car pour le moment les consignes fédérales interdisent la commercialisation d’un tel dispositif.

Pour ceux qui recherchent l’idée du siècle –ou la blague parfaite– le site Itsthisforthat a créé un générateur d’idées de startup, en faisant un mashup de concepts déjà existants et de «buzzwords». 

Delphine Dyèvre
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