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Pourquoi les moustiques ne se font pas écraser par les gouttes d'eau

Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 07.06.2012 à 12 h 30

MosquitoHofluk via Flickr CC License by

MosquitoHofluk via Flickr CC License by

Vous ne vous êtes jamais demandé comment les moustiques pouvaient survire à des gouttes de pluie? Non? Et bien le New York Times apporte quand même la réponse: grâce à un poids très faible et a un exosquelette.

Une nouvelle étude, conduite par David L. Hu, un chercheur en biologie et en mécanique de l'Institut technologique de Géorgie, répond à la question. En réalité, les moustiques ne résistent tout simplement pas à l’impact, mais vont «avec la vague»:

«C’est comme faire de la boxe avec un ballon. Il n’y a aucun moyen de le faire exploser parce qu’il ne vous résiste pas du tout.»

Une question de poids

Ainsi, une simple goutte d’eau peut peser jusqu’à 50 fois le poids d’un moustique. Rapporté à taille humaine, une goutte d’eau de plusieurs tonnes laisserait peu de chance de survie à un homme.

Comme l’explique Nature, les moustiques pèsent en général 2 milligrammes et mesurent 3 millimètres de long, alors que avec 2 à 8 millimètres de diamètre, les gouttes de pluie sont similaires en taille, elles peuvent peser jusqu’à 100 milligrammes et plonger à une vitesse de 9 mètres par seconde.

Pour simuler une pluie en laboratoire, Hu et son équipe ont construit une boîte et une pompe qui pouvait délivrer des gouttes de 3 à 5 millimètres. Grâce à l’aide d’une caméra haute-vitesse, les chercheurs ont pu compiler sur un ordinateur les forces et accélérations en jeu lors de l’impact.

Le moustique, ce cerf-volant

D’après l’étude, environ 25% des gouttes d’eau tombent directement sur les moustiques. Dans ce cas, l’insecte est absorbé dans la goutte d’eau, mais en sort juste avant que celle-ci ne touche le sol. En fait les longues jambes et ailes de l’insecte le rendent «comme un cerf-volant avec une longue queue».

Les chercheurs prévoient déjà d’étudier les moustiques dans leur habitat naturel, mais aussi dans d’autres conditions climatiques comme le brouillard ou la grêle.  Et d’après l'équipe, les moustiques pourraient servir comme modèle pour développer des petits robots aériens:

«Si vous rendez un robot, vraiment, vraiment petit, alors vous n’avez pratiquement rien à faire pour le faire survivre.»

L'étude est la preuve que les moustiques ne sont pas qu’une menace pour l’homme. Et cela, même si une espèce de ces insectes a été testée comme porteuse du virus du Nil mercredi 6 juin au Texas.

Fabien Jannic-Cherbonnel
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