Economie

La solution miracle du patron de AIG à la crise en Grèce: la retraite à 80 ans

Slate.fr, mis à jour le 05.06.2012 à 11 h 59

Robert Benmosche (vidéo Bloomberg).

Robert Benmosche (vidéo Bloomberg).

Bientôt la retraite à 80 ans? C’est en tout cas ce que préconise le président de l'American International Group (AIG) comme solution à la crise, rapporte Bloomberg.

Robert Benmosche, interviewé dans sa villa côtière située à Dubrovnik (Croatie), est lui-même âgé de 68 ans. L’homme d’affaire juge que:

«L’âge de la retraite devra être augmenté à 70, 80 ans. Cela rendrait les retraites et les services de santé moins coûteux. Cela ferait travailler les gens plus longtemps et enlèverait un fardeau des épaules de la jeunesse.»

La prise de position de Benmosche a lieu alors que l’Union Européenne fait pression sur la Grèce, qui a l’âge de départ à la retraite le plus bas de la zone euro (59,6 ans). En France, François Hollande avait promis de revenir sur la retraite à 62 ans pour ceux qui ont assez d’années de cotisations.

AIG avait expliqué la semaine précédente que son équipe argentine conseillait celle basée en Grèce, qui doit se préparer à une possible sortie du pays de l'euro. «On a traversé la crise en Argentine et dans d'autres pays, donc nous avons de l’expérience», explique Benmosche.

Jugeant que la sortie de la Grèce de la zone euro serait «catastrophique», le dirigeant met la pression sur Athènes:

« Les Grecs devraient réaliser qu’il n’y a aucune issue de secours [et le gouvernement doit réussir à les faire travailler plus longtemps]. Sinon, et s'ils reviennent à leur ancienne monnaie, alors je pense qu’ils subiront une énorme inflation et ce sera dévastateur pour les personnes qui ont des revenus fixes.»

AIG est l’une des compagnies d’assurances sauvées par le gouvernement américain lors de la crise des subprimes en 2008. Son président a profité de l’interview pour annoncer que «AIG devrait bientôt avoir des fonds suffisants pour organiser la sortie du gouvernement du capital de l’entreprise».

D’après Washington, l’opération pourrait rapporter près de 15,1 milliards de dollars (12 milliards d’euros) au contribuable américain.

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