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Les drogues «légales» sont en avance sur la loi

Slate.fr, mis à jour le 31.05.2012 à 11 h 24

Des précurseurs chimiques utilisés dans la fabrication de drogue de synthèse. REUTERS/Jorge Lopez

Des précurseurs chimiques utilisés dans la fabrication de drogue de synthèse. REUTERS/Jorge Lopez

Les drogues de synthèses, comme les «sels de bains», ce qu’a probablement consommé le «cannibale de Miami» avant de dévorer le visage d’un SDF, sont en plein essor et de plus en plus difficile à contrôler, rapporte Wired.

Depuis quelques années, le marché des drogues «légales» a explosé aux Etats-Unis et en Europe, car à chaque fois qu’un composant est proscrit, de l’autre côté de l’Atlantique, une nouvelle version de la drogue de synthèse va être créée, afin d’échapper à la loi. Ce que confirme Kevin Shanks, toxicologue judiciaire des laboratoires AIT:

«Les fabricants de drogues s’adaptent rapidement. Une semaine ils auront un produit avec un composant X, la semaine suivante c’est un composant Y».

Il ajoute:

«La rapidité avec laquelle cela se produit est fascinante, et il est fascinant de voir les changements infimes dans la structure chimique qu'ils vont inventer. C'est similaire, mais différent.»

Cette rapidité d’ajustement rend quasi impossible la lutte contre la drogue. La méthode qui semble la plus efficace serait de bannir toutes les classes de composants similaires au lieu de s’attarder sur chaque composant, un par un. Le problème, souligne le toxicologue, c’est que les scientifiques ne sont pas d’accord sur la définition de «chimiquement similaire»…

La lutte anti-drogue semble être perdue d’avance, un constat qui n’est pas loin de celui de Vaughan Bell sur MindHacks (un blog de neuroscience qui s’intéresse aux défonces légales):

 «Si vous voulez une quelconque preuve que les drogues ont gagné face à la lutte anti-drogue il vous suffit de lire les études scientifiques sur les défonces légales.»

Une épidémie

Ces drogues «légales» sont vendues en magasin et en ligne comme étant des produits nettoyants, des sels de bains ou de l’encens, des produits clairement identifiés comme non consommable par l’être humain, explique Ozarks First. Pourtant, selon Mark Kearse, chef de police de la ville de Rolla (Missouri), le marketing de ces produits est fait de telle sorte que les vendeurs comme les acheteurs connaissent le vrai but de ces produits, celui de se défoncer, en toute légalité. 

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