Les robots ne tuent pas les emplois, ils en créent

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Pendant longtemps, les processus d'automatisation ont été décriés comme étant des «jobkiller», des tueurs d’emplois, et de fait de nombreuses machines peuvent désormais être pilotées sans aucune participation humaine. Mais dans le même temps, ces évolutions ont conduit à embaucher plus de gens à d'autres endroits, explique le siet allemand FAZ.

«L'automatisation peut faire disparaître des emplois. Mais quand elle rend l'entreprise compétitive et quand l'écoulement des produits est boosté par le processus d'automatisation, la production augmente. Ce qui peut plus que compenser les emplois qui ont été supprimés à l'origine», explique Norbert Irsch, économiste en chef de la banque d'Etat allemande KfW, qui publie chaque année une étude sur le lien entre innovation et emploi.

Les petites et moyennes entreprises qui innovent créent donc plus d'emplois que celles qui s'intéressent moins à la recherche et au progrès.

Forte de 230.000 emplois, l'industrie de l'automatisation allemande a vu son rôle changer au cours des dernières décennies, explique le Welt. Dans les années 1970, les robots ont d'abord pris la place des emplois manuels, ce qui a enfoncé leur réputation de tueurs de jobs.

«L'automatisation est depuis longtemps une machine à jobs. Elle crée de nouvelles industries et pousse les anciennes à rester en Allemagne», explique Gunther Kegel, patron de l'entreprise Pepperl+Fuchs Allemagne, spécialisée dans le matériel de sécurité.

Sans elle, l'industrie des semi-conducteurs, qui concerne la fabrication d'ordinateurs, de radios et de téléviseurs, n'existerait pas. Pas un seul des 1.000 éléments qui composent un iPad ne peut par exemple être soudé à la main.

Même dans le domaine des économies d'énergie, l'automatisation joue également un rôle de taille. Elle permet de réduire jusqu'à 25% des coûts énergétiques, selon une étude publiée par la ZVEI, la fédération de l'industrie électronique et électrotechnique.

«Sur le long terme, cela garantit près de trois millions d'emplois dans les branches énergies-intensives de l'industrie allemande», estime Roland Bent, directeur Marketing et développement chez l'entreprise Phoenix Contact, leader dans le domaine de la connectique industrielle.