France

Plans sociaux: la liste noire des licenciements dressée par la CGT

Slate.fr, mis à jour le 29.05.2012 à 16 h 08

François Baroin et Arnaud Montebourg lors de la passation des pouvoirs au ministère de l'Economie, le 17 mai 2012. REUTERS/Charles Platiau.

François Baroin et Arnaud Montebourg lors de la passation des pouvoirs au ministère de l'Economie, le 17 mai 2012. REUTERS/Charles Platiau.

2012, une année difficile pour les petites et moyennes entreprises? La délégation de la CGT va remettre ce mardi au Premier ministre et à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, un document répertoriant 46 entreprises en difficulté, avec 45.000 emplois qui sont en jeu.  Le Parisien a cartographié les entreprises dans lesquelles plusieurs dizaines d'emplois sont menacés à court terme. Un clic sur chaque entreprise permet de connaître l'état d'avancement des négociations. 

Ce recensement «des plans sociaux, redressements et liquidations» effectué par la CGT «montre que ce que l’on avait craint –c'est-à-dire qu’il y avait des consignes pour ne pas annoncer de plans sociaux avant la présidentielle– se vérifie», souligne Mohamed Oussedik, le monsieur industrie de la CGT à l'AFP. 

Au premier trimestre, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi avait baissé de 22% par rapport à 2011, alors que la conjoncture s’était dégradée, indique les Echos. Le contexte électoral avait incité les entreprises à «mettre la pédale douce sur les plans sociaux». Mais la campagne électorale passée, les fermetures d’usines risquent de se multiplier. Le processus a d’ailleurs déjà commencé. Vendredi 25 mai, Technicolor a déposé le bilan de son usine de décodeurs d’Angers, son dernier site industriel en Europe. Le même jour, le tribunal de Lorient plaçait en redressement judiciaire Navimo, une entreprise d’équipement pour la plaisance. 

La liste noire de la CGT

Dans la liste noire de la CGT, on trouve aussi bien des multinationales que des entreprises publiques: PSA, Petroplus, Carrefour, Arcelor, EON France, etc. La liste intègre aussi des PME «mais elle n’est pas exhaustive», indique Mohamed Oussedik dans une dépêche AFP reprise par Libération. Elle ne prend pas «en compte les 35.000 emplois perdus dans le BTP sous forme de départs volontaires et ruptures conventionnelles».

Une situation donc alarmante, qui place le sauvetage du secteur industriel français comme une mesure prioritaire du nouveau gouvernement. Une cellule en lien avec le Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) sera chargée des prochains dossiers. Le Parlement sera aussi associé «pour adopter rapidement un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers et sur l'obligation, pour un groupe, de céder à un repreneur un site industriel rentable qu'il envisagerait de fermer», a indiqué Jean-Marc Ayrault, dans un courrier adressé vendredi à Pierre Laurent (PCF) et reproduit par le JDD.

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