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Le Japon et la Chine bientôt en guerre à cause d'une île?

Temps de lecture : 2 min

Senkaku Islands Bhebhe via Wikipedia GNU License by
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S'achemine-t-on vers une guerre entre le Japon et la Chine? C’est en tout cas ce que craignent les diplomates des deux pays, qui se disputent depuis longtemps un petit groupe d’îles situées dans la mer de Chine. Dernier signe d'échauffement, la semaine dernière, la Chine a annulé une viste au Japon, rapporte le magazine américain Time.

Le général chinois Guo Boxiong était supposé commencer une visite officielle au Japon le 24 mai. Celle-ci aurait inclu une rencontre avec le Premier ministre Yoshihiko Noda. La raison officielle de l’annulation est un «problème d’agenda».

Mais d’après l’agence d’information japonaise Kyodo, l’annulation constitue un signe de protestation contre l’occupation par le Japon des îles Senkaku (appelées Diaoyu par la Chine). Cela fait des années que les deux pays se disputent ces huit petites parcelles de terres inhabitées.

Une situation inextricable

Pour Kazuhiko Togo, le directeur de l’Institut des affaires mondiales à l’Université de Kyoto, la situation est inquiétante:

«Nous sommes dans une situation où nous ne voulons pas être et nous commençons à manquer de temps. Nous avons besoin de nous préparer militairement, et en même temps nous devons faire tous les efforts diplomatiques possibles pour combler la distance entre Tokyo et Pékin. Ça devient vraiment un casus belli»

La Chine a modernisé de façon agressive son armée ses dernières années, devenant la principale force navale de l'Asie-Pacifique. La lutte pour les îles Senkaku avait presque atteint un point de non-retour en 2010, quand la marine japonaise avait capturé un bateau de pêcheurs chinois dans la zone.

La situation semble inextricable, et elle pourrait bien mener à un conflit armé entre les deux pays. Mais le rôle des États-Unis, dont le Japon est le principal allié dans le Pacifique, n’est pas clair. Kazuhiko Togo conclut:

«Si notre diplomatie est assez stupide pour inciter la Chine à attaquer le Japon, pourrait-t-on vraiment aller voir les États-Unis et leur dire "Bonjour, nous sommes en guerre"?»

Slate.fr

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