Une génération sans VIH en 2015?

Le génome du virus du sida. REUTERS/Joseph Watts et Kevin Weeks

Trente ans après la découverte du virus du Sida, le débat a énormément évolué. On s'interroge aujourd'hui sur son éradication pure et simple.

Après la possible commercialisation du premier traitement préventif aux États-Unis, les associations de lutte contre le sida s’interrogent aujourd'hui sur la possibilité, d’ici à 2015, pour les enfants de mères séropositives, de naître sans être porteurs du virus.

Selon le Huffington Post, c’est un but atteignable mais pas encore acquis. Toujours selon le site, nous serions à un moment crucial de la bataille contre cette maladie qui a déjà fait 30 millions de morts - et l'un des éléments clé est notamment le financement de cette bataille. D'après Deborah Dugan, présidente de (Red), ce n’est pas parce que nous sommes tous frappés par une crise économique que les sommes versées au fond d’aide de lutte contre le Sida devraient diminuer.

Deborah Dugan affirme également que pour faire avancer les choses il faut de nouveaux modèles de financement. Ce qui explique pourquoi la marque (Red) a décidé de lancer une campagne du 1er au 10 juin intitulée (Red)Rush to zero. Durant ces dix jours des événements faisant appel à des célébrités, des marques, des fans de musique, du monde entier, vont se dérouler afin de lever des fonds et de faire prendre conscience aux gens de l’importance de leurs dons. Il y a un an Hilary Clinton avait déjà lancé un appel pour une génération sans sida.

Pour commémorer les trente ans  de la découverte du Sida, une conférence à New-York, AIDS@30, s'est déroulé le 11 mai à New-York. Les intervenants ont été interrogé sur les moyens pour rendre possible l'appel de la Secrétaire d'État américaine, relate le Global Post. 

Selon Eric Goosby, coordinateur pour les Etats-Unis de la lutte mondiale contre le sida, pour parvenir à l'éradication de la maladie, il faudra une combinaison de stratégies de prévention. Cela comprend le développement de traitement en prévention de nouvelles infections, mais aussi une importante augmentation de la circoncision chez les hommes, ainsi que de traiter les femmes séropositives et enceintes afin d’éviter la transmission du virus à l’enfant.

Car comme l’affirme John Tedstrom, président de GBCHealth:

«Trente ans d’épidémie c’est trop long (…) Un petit virus, aussi intelligent soit-il, s’est montré plus malin et a dupé les personnes les plus intelligentes du monde. Nous avons à notre portée de pratiquement en finir avec le VIH, comme l’a dit la Secrétaire d’État Clinton.»