Monde

Pourquoi les villes ne sont pas couvertes de pigeons morts

Slate.fr, mis à jour le 23.05.2012 à 12 h 56

Dead Pigeon Charles Haynes via Flickr CC License by

Dead Pigeon Charles Haynes via Flickr CC License by

Vous ne vous êtes jamais demandés où passaient les pigeons une fois morts? Non? Pourtant la question mérite d’être posée: dans une ville comme New York ce sont 1 à 7 millions d'oiseaux de cette espèce qui volent dans le ciel. Et si vous ne voyez pas des tapis de pigeons décédés dans les rues de votre ville, c'est parce que les rats-volants se cachent pour mourir, quand ils arrivent à survivre, explique The Atlantic City.

John Metcalfe, l’auteur de l’article, développe son explication:

«La vie d’un pigeon est courte et brutale, et s'ils arrivent à la fin sans que quelque chose de terrible leur arrive, alors ils vont généralement mourir loin des caméras.»

Un festin pour les prédateurs

Normalement, un pigeon peut vivre jusqu'à 15 ans. Mais d’après David Seerveld, un spécialiste du contrôle des animaux sauvages, la durée de vie de ces oiseaux ne dépasse généralement pas les cinq ans.

C’est que les villes américaines sont remplies de prédateurs et la plupart apprécient la viande de pigeon. Les aigles et les faucons sont la principale menace de ces oiseaux. «A Orlando, où j’habite, c’est incroyable, explique Seerveld, ils attrapent les pigeons comme si c’était leur nourriture préférée.»

Certains l’ont d'ailleurs bien compris: au célèbre hôtel Martinez à Cannes, on utilise des faucons pour se débarrasser des oiseaux disgracieux.

Les chats (domestiqués ou non) s’adonnent eux aussi à la chasse au pigeon. La National Audubon Society juge même que les félins «pourraient être responsables de l’extinction de certaines espèces d'oiseaux».

«Ils ne vont pas mourir en plein milieu d'une rue»

Mais cela ne résout pas le problème des carcasses des pigeons qui auraient connu un triste sort. Gary Graves, un chercheur du département oiseau du Smithsonian (un complexe de recherche et de musées) explique pourquoi:

«La réponse est que les charognards nettoient rapidement les carcasses des rues. A Antlanta, d’avril à octobre, des mouches peuvent réduire une carcasse de moineau en un tas de plumes en quelques jours. Et en hiver, les ratons laveurs, les rats, les chats, les renards, les coyotes et les vautours nettoient les morts.»

Quant aux pigeons qui, malgré leurs chances de survie plus que réduites, surviraient jusqu'à leur âge d’or, ils vont se cacher pour mourir. Seerveld développe:

«Ils ne vont pas juste mourir au milieu d’une rue: la plupart du temps ils rampent en dessous d’un bâtiment ou dans un espace réduit, parce que quand ils meurent ils sont vulnérables et ne veulent pas être mangés vivants lors leurs derniers instants.»

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