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Montréal: nouvelles nuits de violences après le vote de la «loi matraque»

Temps de lecture : 2 min

Dans les rues de Montreal le 15 mai 2012, 	REUTERS/Christinne Muschi
Dans les rues de Montreal le 15 mai 2012, REUTERS/Christinne Muschi

Le bras de fer entre les étudiants québécois et le gouvernement n'a pas faibli ce week-end. Au moins 180 personnes ont été arrêtées dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 mai au cours de la 27e manifestation nocturne organisée à Montréal, rapporte Radio Canada.

Le mouvement, surnommé le Printemps Erable, représente la plus longue grève étudiante de l'histoire du Québec, et dure depuis février. Les associations étudiantes protestent contre l’annonce par le gouvernement d’une importante augmentation des droits de scolarité universitaire.

L’affrontement, qui se joue dans les rues de la capitale du Québec Montréal avec des foules ayant atteint 200.000 personnes au mois de mars, a également lieu sur le site de microblogging Twitter, où la police de la ville est très active et répond aux messages des manifestants et des sympathisants du mouvement.

Lors de la manifestation du 30 mai, des projectiles auraient été lancés sur des policiers à vélo selon Radio Canada, qui rapporte que des manifestants portaient des masques, en violation d’une nouvelle loi municipale adoptée deux jours plus tôt.

Le vote d’une autre loi vendredi 18 janvier pour tenter de «rétablir la paix sociale» selon Lapresse.ca et surtout briser le mouvement de grève, a déclenché un vif débat politique. Appelée «loi 78», elle encadre strictement l’organisation de manifestations, et les interdit tout bonnement dans et aux abords des établissements scolaires.

La ministre de l’Education estime que la loi pourra permettre à «chaque étudiant du Québec qui veut étudier [de pouvoir] le faire en toute sécurité et [de pouvoir] sauver son année, réussir cette année-là dans des contextes difficiles». Le ministre des Transports Pierre Moreau affirme quant à lui qu’il s’agit de lutter contre les «criminels» qui allument des incendies et s’en prennent aux pompiers. Mais les étudiants voient surtout dans ce qu’ils surnomment le «loi matraque» une entrave au droit d’association, et une raison de plus de manifester.

Samedi, la manifestation nocturne, déclarée dès son début illégale en vertu de la nouvelle loi parce que l’itinéraire n’avait pas été communiqué aux autorités, avait dégénéré en émeute urbaine avec des affrontements entre manifestants et police et des feux allumés sur la voie publique.

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