Monde

Une bombe explose devant un lycée italien: une élève tuée, deux autres dans un état grave

Slate.fr, mis à jour le 19.05.2012 à 17 h 14

Devant le lycée touché par une bombe samedi 19 mai dans la ville de Brindisi. ANSA ANSA / Reuters

Devant le lycée touché par une bombe samedi 19 mai dans la ville de Brindisi. ANSA ANSA / Reuters

Mise à jour le 19 mai à 17h00.

Une bombe a explosé samedi 19 mai au matin devant un lycée de la ville de Brindisi en Italie dans les Pouilles, à l'heure (7h45) où les élèves arrivaient dans l'établissement. Une lycéenne de 16 ans est décédée et selon un dernier bilan, cinq autre élèves sont blessés grièvement. La mort d'une deuxième lycéenne a été annoncée ce matin avant d'être démentie par l'hôpital. Une autre élève pourrait être amputée des membres inférieurs.

L'engin explosif était composé de trois bonbonnes de gaz reliées entre elles et cachées dans des sacs à dos.

Pas de revendication mais des coïncidences troublantes

«Les hypothèses sont nombreuses et aucune ne nous donne de certitude», a déclaré la ministre de l'Intérieur Anna Maria Cancellieri. Mais plusieurs éléments troublants établissent un lien avec la mafia. Le nom de l'établissement, l'Institut Falcone-Morvillo en hommage au juge anti-mafia Giovanni Falcone et à sa femme Francesca Morvillo tués dans un attentat, a alerté les autorités. D'autant que c'est le vingtième anniversaire de l'attentat qui a coûté la vie au juge, à sa femme et à leurs trois gardes du corps en Sicile le 23 mai 1992, commémoré officiellement en Italie ce mois-ci.

D'autres médias ont évoqué l'hypothèse d'un crime passionnel, d'une vengeance ou de l'acte d'un déséquilibré.

Enfin, le climat social dans lequel se trouve l'Italie de Mario Monti, confrontée à l'austérité et aux hausses d'impôts, oblige à rester prudent sur la piste mafieuse et à envisager également la possibilité d'un acte politique. Récemment, les agences fiscales d’Equitalia, le fisc italien, et les bureaux du second groupe industriel Finmeccanica, ont été visés par des attentats de groupes anarchistes.

Il y a deux semaines, à Bergame, un entrepreneur de 54 ans avait séquestré pendant plusieurs heures un responsable d'Equitalia, sous la menace d'une arme, avant de se rendre à la police. L'agence de perception d'impôt reçoit aussi de nombreux colis suspects et des lettres piégées, qui avaient en décembre blessé le directeur général d'Equitalia.

Mais les établissements scolaires ne font pas partie des cibles à risque identifiées par les autorités italiennes.

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