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Plus de la moitié des policiers grecs ont voté pour le parti néonazi

Un policier grec /Aleksandr Zykov via Flickr CC License by

Un policier grec /Aleksandr Zykov via Flickr CC License by

Les élections législatives du 6 mai dernier ont permis au parti néo-nazi grec, Chryssi Avghi (Aube Dorée), d’entrer au Parlement. Et selon une étude du prestigieux hebdomadaire To Vima, rapportée par l'agence de presse italienne Ansa, plus de la moitié des policiers grecs auraient voté pour eux. Dans certains bureaux de vote, le parti néo-nazi a obtenu 19 à 24% des voix.

L'étude, menée dans plusieurs circonscriptions d’Athènes, montre que 5.000 policiers de la ville ont donné leur voix à Chryssi Avghi. Les quartiers d’Agios Panteleimonas et de Kypseli, les bastions traditionnels du parti, ont atteint 15 à 18% des voix.

Selon l’étude, c'est entre les bureaux 806 et 816, proche d'un commissariat de police, que le parti néo-nazi a obtenu le plus de voix. Atteignant 18,64% des voix dans le bureau de vote 813 et 23,77% dans le 816. 

Dans les bureaux de vote proches de ceux-ci mais où les policiers ne votent pas, le vote en faveur de Chryssi Avghi n'a receuilli qu'entre 12 et 14% des voix. Les quatre bureaux de vote proches du commissariat anti-émeute n'ont pas obtenu un nombre de voix record, puisque le parti néo-nazi a fait entre 13 à 19% des voix. 

Comme le souligne To Vima, ces chiffres restent impressionnants, surtout quand on sait que dans d’autres bureaux de vote, également proche du commissariat anti-émeute, les votes en faveur de ce parti n'ont atteint que 7 à 10% des voix. 

Selon les listes électorales, 550 à 700 personnes ont voté dans chacun de ces bureaux de vote, dont 20 à 30% policiers. Ce qui signifie selon l’hebdomadaire que 45 à 59% des policiers ont voté pour Chryssi Avghi.

Cette étude résonne d’autant plus que les violences policières contre les migrants sont en hausse dans le pays. Une vidéo montrant un migrant se faire tabasser par des policiers grecs, tournée dans le centre d’Athènes, et partagée sur les réseaux, n’a pas pour autant suscité de vive polémique. Dans L’Humanité, Régina Mantanika, militante associative, explique:

«Les commissariats de l’Acropole et d’Agios Panteleimonas représentent un État dans l’État. Ils sont connus pour ne rien faire face aux attaques fascistes contre les migrants, quand ils ne les couvrent pas...»

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