Sports

Les Américains se mobilisent pour que la lutte reste un sport olympique

Mathilde Sagaire, mis à jour le 13.02.2013 à 18 h 56

S.F. Wrestling World Championships tpower1978 via Flickr CC License by

S.F. Wrestling World Championships tpower1978 via Flickr CC License by

Mardi 12 février, le Comité international olympique (CIO) a annoncé le retrait de la lutte du noyau dur des 25 sports sélectionnés pour les prochains Jeux olympiques d’été de 2020. Et pour le site d'information américain The Atlantic Wire, cette décision n’a aucun sens.

Discipline olympique de la première heure présente depuis la naissance des JO modernes en 1896, elle est même une des rares disciplines originelles, dans le sens des premiers Jeux qui se déroulèrent dans la Grèce antique à partir du VIIIe siècle avant J.C, au même titre que la course à pied ou le lancer de disques

«La lutte est l’un des sports les plus anciens et les plus pratiqués dans l’histoire de l’humanité, qui ne nécessite pas d’équipement, d'arène fantaisiste ou d'aptitudes particulières, et qui a été pratiqué, sous une forme ou une autre, par presque toutes les cultures du monde.»

Argument qui ne semble pas avoir été pris en compte lors du vote du Comité. «C'est un processus de renouvellement et de rénovation du programme pour les Jeux olympiques», selon leur porte-parole Mark Adams.

A ceux qui dépeignent la discipline comme difficile à comprendre pour les non-initiés, voire limite obscure, The Atlantic Wire cite le tweet du journaliste américain Philip Hersh, qui rappelle que 71 pays étaient représentés dans la discipline aux Jeux de Londres, contre seulement 26 pour le pentathlon moderne par exemple:

De même, ce sport reste encore très populaire aux Etats-Unis au lycée et à l'université, et beaucoup de champions américains de combat libre ont commencé de cette manière. Mais si celle-ci est supprimée, l’intérêt des jeunes générations risque de s'éroder.

Avec en plus 4 médaille olympiques sur un total de 72 aux derniers Jeux, il n'est pas étonnant que les Américains se mobilisent pour la sauvegarde de leur sport fétiche. Sportifs et anonymes se mobilisent, notamment via Twitter où un hashtag, #SaveOlympicWrestling a été créé et est essentiellement repris sur le continent américain.

Le médaillé d'or à Londres Jordan Burroughs est particulièrement actif dans cette cause:

«Ce n'est pas encore fini. Nous continuerons de nous battre pour le sport que nous aimons. Ne cessez jamais de rêver et de croire.»

Car la lutte a encore une dernière chance. Un vote final entre la lutte et sept autres sports qui souhaitent aussi intégrer la liste officielle pour les Jeux de 2020 aura lieu en septembre prochain à Buenos Aires.

Mathilde Sagaire
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