Avec «Highlight», Facebook vous propose de payer pour être davantage lu

Capture d'écran du nouveau service «Highlight», de Facebook.

Capture d'écran du nouveau service «Highlight», de Facebook.

Facebook teste en ce moment une nouvelle fonctionnalité permettant au contenu publié par un utilisateur d’être davantage vu par ses amis, moyennant finance, rapporte le site néo-zélandais Stuff. 

L’internaute qui a découvert cette nouvelle fonction, baptisée «Highlight», a d’abord pensé qu’il s’agissait d’une arnaque mais la porte-parole de Facebook Mia Garlick a confirmé que c'était bien une option en phase de test. «Nous essayons constamment de nouvelles fonctionnalités sur le site», a-t-elle expliqué. «Ce test-là est simplement fait pour jauger l’intérêt des gens dans cette façon de partager avec leurs amis.»

Les posts mis en valeur n'ont pas d'apparence particulière mais se situent plus haut dans votre fil, restent visibles plus longtemps et par davantage d’amis. Rien à voir avec les tweets promotionnels donc, ce service n’étant à destination que des internautes lambdas et non des entreprises.

Comme le rappelle le site Techcrunch, seuls 12% en moyenne de vos contacts Facebook voient passer vos statuts. Verser 2 dollars (1,54 euro) vous permettrait d’être sûr qu’un post que vous jugez important touche davantage de gens.

L’entreprise de Mark Zuckerberg cherche certainement une manière plus directe de faire de l’argent, ce qui devrait faire plaisir à ses nouveaux actionnaires, mais cela reste néanmoins un pari dangereux. Comme l’explique TechCrunch:

«Facebook joue avec le feu. Le service a toujours été gratuit pour ses utilisateurs, et introduire une fonction payer-pour-la-popularité pourrait être très mal perçu, surtout par les utilisateurs plus jeunes et avec moins de moyens qui ne pourraient pas se permettre un tel narcissisme.»

«Highlight» entraînerait de plus une profonde modification de la manière avec laquelle se construit votre fil. Ce ne serait alors plus seulement les publications ayant le plus du succès qui seraient les plus visibles, mais aussi celles sur lesquelles vos contacts ayant de l’argent à dépenser ont décidé qu’il fallait que vous vous arrêtiez.

L’arrivée du spam sur Facebook, en somme.

Partager cet article