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Facebook booste le don d'organes

Slate.fr, mis à jour le 02.05.2012 à 13 h 38

Mark Zuckerberg au sommet du G8 en 2011 Guillaume Paumier via Flickr CC License by

Mark Zuckerberg au sommet du G8 en 2011 Guillaume Paumier via Flickr CC License by

Mark Zuckerberg l’a annoncé en grande pompe mardi, sur le plateau de Good Morning America: Facebook ne permet plus seulement d’indiquer son orientation sexuelle ou religieuse, le réseau social donne dorénavant aussi la possibilité à ses utilisateurs d'afficher leurs préférences en matière de don d’organes

«Aujourd’hui plus de 114.000 personnes aux Etats-Unis, et des millions à travers le monde, attendent qu’un cœur, un rein ou un foie leur soit transplanté afin de leur sauver la vie. Beaucoup d’entre eux –18 par jour en moyenne– vont mourir dans l’attente, simplement parce qu’il n’y a pas assez de donneurs d’organes pour répondre à la demande.»

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Et visiblement, ça marche. D’après le site Internet du Los Angeles Times, le nombre de donneurs d’organes aurait fait un bond de 800% en Californie. Les chiffres annoncés depuis sur la page Facebook de Donate Life California sont encore plus impressionnants: sur la journée du 1er mai, le nombre d’inscriptions sur le site Internet de l’organisation a augmenté de 1.400%.

Capture d'écran d'un graphique publié sur la page Facebook de Donate Life California

Selon le Docteur Andrew Cameron, interrogé par le New York Times, afficher ainsi son statut de donneur d’organes sur Facebook pourrait servir de preuve de consentement lorsque les proches d’un défunt s’interrogent sur la possibilité ou non d’offrir les organes du mort à la science.

Un indice d’autant plus important que mettre à jour son statut et enlever cette mention si on change d'avis se fait en quelques clics. A l'avenir, il sera donc plus difficile pour une famille de refuser que les organes d’une personne décédée soit prélevés au prétexte qu’elle ne le souhaitait plus mais n’avait pas pris le temps de modifier son engagement.

En effet, selon une étude du British Journal of Anaesthesia citée par Slate.com, jusqu’à 10% des familles de donneurs d’organes potentiels refusent que le corps du défunt soit utilisé, même si celui-ci avait affiché sa volonté d’être donneur d’organe.

Pour l’heure, Facebook n’a introduit cette nouvelle fonctionnalité qu’aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. L’entreprise a néanmoins l’intention de mettre en place l’option dans d’autres pays dans les mois à venir.

Comme le rappelle Europe 1, en France, le don d’organes repose sur le principe du consentement présumé. Il s’agit avant tout d’avoir fait connaître à son entourage sa volonté de donner ses organes plutôt que de s'engager auprès d’un organisme ou de disposer d’une carte de donneur.

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