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Against Violent Extremism: le Facebook des anciens extrémistes

Slate.fr, mis à jour le 27.04.2012 à 12 h 21

Capture d'écran du réseau social Against Violent Extremism.

Capture d'écran du réseau social Against Violent Extremism.

Against Violent Extremism, (AVE, «Contre l'extrémisme violent»), c'est le nom d'un réseau social qui regroupe les anciens extrémistes, aussi bien islamistes que néo-nazis, leurs victimes, des responsables gouvernementaux, des militants et des universitaires, en partenariat avec entre autres Google Ideas, l'Institut pour le dialogue stratégique (IDS), la Fondation Gen Next et Rehabstudio.

Le but de ce «Facebook pour les terroristes» comme le surnomme le site Wired, créé à la suite d'un sommet contre l'extrémisme violent organisé à Dublin en 2011, est d'apporter un support technique pour «travailler activement à déradicaliser/démilitariser les jeunes violents et intervenir auprès des personnes à risque en matière d'extrémisme violent», explique Rehabstudio, en favorisant le dialogue avec les repentis qui sont selon le site du réseau social «des influenceurs puissants dans la transformation des extrémistes potentiels».

Sur Wired, Robert Örell, chef de Exit Sweden, une organisation qui aide à la réhabilitation des anciens néo-nazis, et ancien néo-nazi lui-même, explique:

«Souvent, le facteur clé pour éloigner un extrémiste de la violence n'est pas tant de remettre en cause ses opinions que de le rencontrer en adoptant une attitude impartiale et en lui ouvrant la voie vers de nouveaux amis, un nouvel emploi et une vie nouvelle. Cela est vrai pour un ancien extrémiste skinhead comme pour un ancien islamiste radical.»

Les membres du réseau social, dont le profil sera soigneusement examiné, peuvent définir leurs propres paramètres de confidentialité pour garder le contrôle sur les informations qu'ils diffusent.

Against Violent Extremism compte à ce jour 51 anciens extrémistes repentis et 18 «survivants» géolocalisés sur une carte afin de pouvoir faire une recherche par zone géographie. Il dénombre 423 «connexions», 20 «projets» et prévoit d'avoir 500 membres d'ici la fin de la première année, le double au bout de deux ans.

Le site The Nation relève par exemple qu'un des projets, Eretz Shalom, est un «mouvement social» des Juifs et des Arabes visant à promouvoir le dialogue entre les habitants de ces deux communautés en Cisjordanie et dans les colonies israéliennes vivants là-bas.

Jonathan Powell, ancien chef de cabinet de Tony Blair quand celui-ci était Premier ministre, a salué l'initiative:

«Le réseau social Against Violent Extremism est une initiative novatrice qui rassemble l'expertise à la fois du privé et des secteurs de réflexion pour faire quelque chose que les gouvernements ne peuvent pas faire par eux-mêmes.»

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