Economie

La nouvelle révolution industrielle est un clic de souris

Slate.fr, mis à jour le 24.04.2012 à 18 h 43

Une imprimante 3D Comzeradd via Wikimedia Commons License by

Une imprimante 3D Comzeradd via Wikimedia Commons License by

La première révolution industrielle est née avec l'essor de la mécanique; la deuxième a permis l'avénement de la production de masse; la troisième, elle, sera celle de la numérisation de l'industrie, résume The Economist.

D’après l’hebdomadaire britannique, Henry Ford a fait son temps et doit à présent céder sa place aux fabriquants de programmes informatiques. Car l’ère du desktop manufacturing, la production industrielle en un clic, est arrivée.

Changement macro-économique

Fini la production de masse et les produits fabriqués à l'identique qui défilent sur un tapis, place aux objets personnalisés à l'envi. Adieu les chaînes de montage immenses où se croisent les mains de centaines d’ouvriers, bonjour aux robots et à l'imprimante 3D.

Cette dernière est d'ailleurs au cœur du changement de mentalité qui est en train de s’opérer, selon The Economist. Plus besoin d’assembler des morceaux collectés aux quatre coins de la planète pour obtenir le produit final. Vous pouvez simplement le créer sur place.

«La géographie des chaînes d’approvisionnement va changer. Un ingénieur qui travaille en plein milieu du désert et qui est en manque d’un certain type d’outil n’aura plus à se le faire livrer de la ville la plus proche. Il peux simplement télécharger son design et l’imprimer.»

Ce type de technologie pourrait donc avoir un très fort impact macro-économique, note le journal. En évacuant la problématique des pièces à rassembler, des outils comme l’imprimante 3D permettraient aux zones de production d’être placées directement près du consommateur, là où se trouve le marché.

L'ère des relocalisations

Et ce mouvement est déjà en cours, comme le souligne le site Smart Planet. A l’émergence de nouvelles technologies se combine la hausse du coût du travail dans les pays en développement, dont la main d’œuvre bon marché était jusqu'ici le principal argument pour attirer les entreprises.

«Auparavant la suite logique aurait était de relocaliser les installations ou de passer des contrats de production avec des régions émergentes où la main d’œuvre est peu chère. Curieusement, cette fois ce sont les Etats-Unis qui sont vus comme la prochaine zone de production à bas coût.»

Selon une étude menée par le Boston Consulting Group, citée par le site Smart Planet, 10 à 30% des produits importés de Chine par les Etats-Unis pourraient être fabriqués sur place d’ici 2020. Sur la centaine d’entreprises américaines interrogées, 37% ont pour projet de faire revenir certains centres de production sur le territoire national.

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