Economie

Une entreprise licencie 1.300 salariés par erreur par e-mail

Slate.fr, mis à jour le 24.04.2012 à 18 h 18

Un panneau exit Inha Leex Hale via Flickr CC License by

Un panneau exit Inha Leex Hale via Flickr CC License by

Ne niez pas: il nous est tous un jour arrivé d’envoyer un e-mail à la mauvaise personne ou d’oublier malencontreusement que celui que nous avions dénigré à longueur de lignes se trouvait justement dans la liste des destinataires. Rien de grave lorsqu’il s’agit d’une blague ou deux, ça l’est un peu plus quand on parle de licenciement.

Comme le rapporte le site Internet du Telegraph, l’assureur britannique Aviva a mis à la porte 1.300 salariés d’un coup vendredi dernier, leur faisant parvenir un e-mail qui n’était en fait destiné qu’à une seule personne.

Dans leur boîte de réception, tous on vu apparaître le même message comportant des instructions sur leur départ, à qui remettre leur badge et comment faire attention à ne pas divulguer par la suite des informations sur le fonctionnement interne de l’entreprise:

«Je dois vous rappeler vos engagements envers la compagnie que vous quittez. Vous avez obligation de garder pour vous toute information confidentielle en rapport avec les opérations, les systèmes et les clients d’Aviva Investors. […] Je voudrais profiter de cette opportunité pour vous remercier et vous souhaite le meilleur pour le futur.»

Vingt-cinq minutes plus tard, la direction se rendait compte de son erreur et présentait ses excuses aux employés, explique le site Internet de l’International Business Times. Ces derniers n'auraient pas cédé à un mouvement de panique mais se sont tout de même demandés s'ils avaient été virés sans le savoir.

Un licenciement légal?

En France, la loi est encore flou sur la légalité des licenciements par e-mail.

En 2002, Sofinco était condamné par le conseil des prud’hommes d’Evry pour avoir annoncé le départ de l’un de ses employés par message électronique. La jurisprudence semble cependant évoluer de manière à tolérer davantage ce type d’actions. En 2010, l’avocat spécialiste du droit du travail Eric Rocheblave relevait en effet l’existence d’un arrêt de la cour de cassation reconnaissant dans un message virtuel la possibilité d’une sanction discplinaire.

Cet épisode est le dernier d’une longue liste d’événements mettant en lumière l’impact des nouvelles technologies sur les relations au travail, des messages Facebook malencontreux aux emails un peu trop critiques, en passant par les licenciements collectifs par SMS.

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