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Sanctions américaines contre l'utilisation des nouvelles technologies dans la répression syrienne

Slate.fr, mis à jour le 24.04.2012 à 13 h 03

Barack Obama près de la Maison Blanche. REUTERS/Jason Reed

Barack Obama près de la Maison Blanche. REUTERS/Jason Reed

La Maison Blanche a annoncé lundi 23 avril la mise en place de sanctions à l'égard des entités étrangères qui utiliseraient les nouvelles technologies «pour faciliter de graves manquements aux droits de l'homme».

Alors qu'Internet et les réseaux sociaux ont participé au printemps dernier au développement des révoltes arabes, l'administration de Barack Obama cherche aujourd'hui à empêcher les régimes répressifs d'utiliser les mêmes technologies pour viser les dissidents, explique le Chicago Tribune.

Les cibles les plus évidentes de ce nouveau décret sont notamment la Syrie et l'Iran, deux pays ayant compté sur les nouvelles technologies pour écraser les mouvements d'opposition qui mettent en danger leur régime, par exemple à travers une surveillance d'Internet ou le pistage des téléphones portables, opérés par des entreprises de télécommunications ou les gouvernements eux mêmes.

Comme le note le Washington Post, c'est ce type de méthode qui a été utilisé par le régime de Bachar Al-Assad pour localiser les leaders du mouvements de rébellion et peut-être, aussi, les journalistes étrangers qui couvraient la ville de Homs en février.

Au même moment, l'Iran fournissait à la Syrie les moyens de brouiller les fréquences des téléphones portables ou de surveiller les réseaux sociaux les plus populaires auprès des rebelles, raconte Associated Press.

Les sanctions envisagées par les Etats-Unis comprennent des restrictions sur les visas, à l'encontre par exemple de membres du gouvernement, ou des sanctions financières pour toute une série d'agences syriennes et iraniennes ou d'individus qui aideraient les appareils sécuritaires de ces régimes.

Elles ont été annoncées par le président Obama lors d'un discours au Musée du mémorial américain de l'holocauste, au cours duquel il a expliqué que «ces technologies devraient être en place pour rendre le pouvoir aux peuple, et non pas pour le réprimer».

La Maison Blanche a également annoncé une série de subventions pour les compagnies qui développeraient des technologies destinées aux civils résidant dans des pays sujets aux massacres, notamment pour leur permettre de communiquer rapidement les dangers menaçant d'autres civils.

Les organismes humanitaires estiment à près de 11.000 le nombre de civils tués en Syrie depuis le début du soulèvement, il y a plus d'un an. Les Nations unies ont parlé de plus de 9.000 morts depuis le mois dernier, rapportait alors Reuters.

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