Culture

Paris, capitale européenne de l'indé?

Slate.fr, mis à jour le 19.04.2012 à 18 h 31

Vinyl Heaven / MatthiasRomberg via Flickr CC License by

Vinyl Heaven / MatthiasRomberg via Flickr CC License by

Une étude menée d'après le top Pitchfork 2011 avait placé New York, Londres et Los Angeles en tête du classement des villes les plus productrives en hits. En ce qui concerne leur avant-gardisme musical, la tendance pourrait être autre.

Le magazine Time revient sur le projet de deux chercheurs irlandais du Clique Research Cluster, Padraig Cunningham et Conrad Lee, qui ont cherché à découvrir les villes qui font les tendances musicales dans le monde.

Dans leur rapport intitulé «courant géographique de la musique» et publié sur le forum scientifique Physics arXiv, les deux chercheurs expliquent avoir analysé environ 60 milliards de données provenant du réseau last.fm, qui publie notamment des listes des artistes les plus écoutés selon la position géographique des utilisateurs.

C'est ce qui leur a permis de créer des graphiques sur la façon dont les modes musicales avaient traversé 200 villes différentes depuis 2003, pour tous les styles musicaux confondus, puis plus particulièrement pour les scènes indé et hip-hop.

Finalement, aux Etats-Unis, les précurseurs musicaux tous genres confondus ne sont pas les hipsters de Brooklyn, à New York, mais les habitants d'Atlanta, en Géorgie, qui sont aussi en avance sur leurs compatriotes en matière de hip-hop.

En Europe, c'est Oslo qui mène la barque tous styles confondus tandis que les Parisiens sont les plus avant-gardistes en ce qui concerne la musique indé. Dans ce genre-là, c'est Montréal qui précède la tendance mondiale, toujours selon les graphiques. Ainsi, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les grandes villes ne sont pas les plus avant-gardistes.

Autre point intéressant de l'étude, comme le souligne un article publié dans la Technology review du Massachusetts Institute of Technology: lorsque deux villes ont des habitudes d'écoutes similaires (comme par exemple Birmingham et Manchester pour la Grande-Bretagne) elles ne sont pas liées par un lien de précurseur-suiveur dans les graphiques. «Lee et Cunningham estiment que lorsque les goûts musicaux de deux villes sont en accord, leurs habitants ont peu d'intérêt à suivre les habitudes d'écoute de l'autre ville, et vont donc chercher ailleurs», explique Technology review.

Maintenant que l'on sait d'où vient la tendance, pourra-t-on bientôt prédire les hits à venir? Pas encore, tempèrent les chercheurs. Mais ils comptent bien parvenir à des développements allant dans ce sens au cours de leurs futures recherches. 

 

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