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Procès Breivik: ce qu'il faut retenir du deuxième jour

Temps de lecture : 2 min

Une photographie d'Anders Behring Breivik diffusée par la télévision Norvégienne le 23 juillet 2011. REUTERS
Une photographie d'Anders Behring Breivik diffusée par la télévision Norvégienne le 23 juillet 2011. REUTERS

Anders Behring Breivik, celui que l’on surnomme «le tueur d’Oslo», est jugé pour les attentats du 22 juillet 2011 à Oslo et sur l’île d’Utoya, qui ont causé la mort de 77 personnes. Retour sur ce qui se dit, au deuxième jour du procès.

1.

Ras-le-bol

[CBS News] Les Norvégiens en ont déjà assez du ramdam sur le procès Breivik. D’après CBS News, ils ne pensent pas qu’une couverture 24h sur 24 leur apportera des détails supplémentaires sur la mort des 77 personnes qu’il a tuées. Le Dagbladet, un site norvégien, a même inclus un «bouton Breivik» que les internautes peuvent actionner afin de ne pas voir les nouvelles sur le sujet. Il est vrai qu'avec 800 journalistes qui couvrent un procès qui est censé durer 10 semaines, on peut comprendre le ras-le-bol.

2.

Une société pacifiste

[The Independent] Malgré l’horreur des crimes commis par Breivik, la majorité des Norvégiens ne demandent pas un retour à la peine de mort. Même au lendemain de l’attaque, seuls 16% la réclamaient. Cette mentalité pacifiste fait écho aux propos du Premier ministre, cinq jours seulement après les 77 meurtres qui ont endeuillé le pays:

«La réponse norvégienne à la violence est plus de démocratie, plus d’ouverture et une participation politique plus importante.»

Ces propos auraient sans doute détonné dans n’importe quel autre pays, souligne The Independent.

3.

Un tueur qui fanfaronne

[Sydney Morning Herald] Devant expliquer à la cour les raisons du massacre de 77 personnes en juillet dernier, l’accusé explique que les adolescents qu’il a tués n’étaient pas innocents: «Les jeunes du Parti travailliste sont naïfs et endoctrinés, ils n'étaient pas des enfants innocents, mais des militants politiques.» Allant même jusqu’à les comparer aux jeunesses hitlériennes, précise le Sydney Morning Herald, alors que lui-même salue la cour d'un salut nazi. Au sujet de son attaque, il fanfaronne:

«J’ai réalisé l’attaque politique la plus sophistiquée et spectaculaire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.»

Après avoir refusé de reconnaître la cour norvégienne, la veille, il réfute aujourd’hui le diagnostic médical selon lequel il serait une personne narcissique: «Une personne narcissique ne sacrifierait jamais sa vie pour quoique ce soit ou qui que ce soit».

4.

Des connaissances acquises sur Internet

[Verdens Gang] Interrogé sur ses connaissances concernant les religions, qui lui ont permis d’écrire son «manifeste» de 1.500 pages, qui détaillait les attaques avec précision, Anders Breivik Behring explique avoir étudié 15.000 heures, selon le site norvégien Verdens Gang. En utilisant 70% du temps Internet et en particulier de Wikipédia. En effet, certains passages dudit «manifeste» sont de simples copier/coller d’articles de l’encyclopédie en ligne.

5.

Un juge renvoyé

[7 sur 7]L’un des cinq juges, issus de la société civile (conformément au mécanisme de justice populaire en vigueur en Norvège), censés juger Breivik a été renvoyé par le tribunal d’Oslo. Thomas Indrebo avait, en effet, commenté sur la page Facebook du tabloïd Verdens Gang: «La peine de mort est la seule solution juste dans cette affaire!!!!!!!!!!» Le juge a lui-même reconnu les faits, néanmoins ces propos remettaient en cause son impartialité. C’est pourquoi après 30 minutes de suspension d’audience, la cour a décidé du renvoi de celui-ci. Il sera remplacé par Anne Wisloff. D’après le Guardian, Breivik aurait souri lorsque la cour a fait part de son inquiétude au sujet du juge.

Slate.fr

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