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Nouvelle faille dans la procédure contre le fondateur de Megaupload

Slate.fr, mis à jour le 11.04.2012 à 15 h 13

Kim Dotcom devant le Palais de justice d'Auckland, le 29 février 2012. REUTERS/Simon Watts

Kim Dotcom devant le Palais de justice d'Auckland, le 29 février 2012. REUTERS/Simon Watts

Qu'est-il arrivé à la vidéo de l'intervention de la police dans la maison de Kim Dotcom?

Fin janvier, le fondateur de Megaupload avait été arrêté par les autorités néo-zélandaises et ses biens saisis. Mais la justice néo-zélandaise avait déjà dû réprimander la police, qui avait rempli le mauvais document de mandat,  qui avait donc été déclaré caduc.

«Le fondateur du site Internet a depuis clamé que des pièces clé du dossier sont en fait des fichiers qui, légalement, lui appartiennent, indiquant que la poursuite a de nombreuses failles», explique Raw Story.

Parmi ces pièces clé, des vidéos provenant de caméras de sécurité qui ont enregistré toute l'intervention, mais que la police néo-zélandaise aurait simplement perdues, comme le rapporte Raw Story.

L'équipe de juristes de Dotcom soutient que le raid n'a pas été effectué de façon régulière, et demande depuis janvier à avoir accès aux vidéos de sécurité stockées dans son serveur personnel, ce que la police a longtemps refusé. Finalement, au moment où un accord a été établi pour qu'un expert de Megaupload vienne effectuer une copie des bandes, ils se sont rendus compte, comme l'explique Ars Technica, que le serveur avait été complètement démembré.

Les officiers auraient ensuite refusé de ré-assembler le serveur pour donner accès aux données qu'il contient. «Ce qui signifie que la preuve qui pourrait être la clé de la défense de Dotcom est peut-être perdue pour de bon, et que les autorités néo-zélandaises pourraient échapper au contrôle de leurs actions durant le raid», résume Raw story. En effet, explique Ars Technica«sans les vidéos, on ne sait pas si le FBI était dans la maison, quelles armes ils avaient, et si elles ont été pointées sur quelqu'un».

Après le raid et la fermeture de Megaupload, deux autres sites de partage (FileServe et FileSonic) avaient pris la décision de restreindre leurs services.

Et Google est actuellement en train de défendre Hotfile, engagé dans une bataille pour les mêmes raisons que Megaupolad, en soutenant, comme l'explique Ars Technica, que «Hotfile devrait être éligible au même type de protection juridique que celle qui permet à Youtube d'éviter» d'être poursuivi pour atteinte aux droits d'auteur.

(Article mis à jour pour une précision concernant FileServe et FileSonic. Merci à Marc Chassain pour son commentaire.)

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