Économie

Et si Facebook rachetait le New York Times?

Temps de lecture : 2 min

Photo: Mark Zuckerberg. REUTERS/Robert Galbraith
Photo: Mark Zuckerberg. REUTERS/Robert Galbraith

Parce qu’elles accusent un retard de plus en plus important en ligne, des entreprises de presse de renom pourraient prochainement être rachetées par de grands groupes du web comme Youtube ou Facebook, estime le site Internet de La Presse. Selon l’auteur, qui s’appuie sur le rapport annuel du Pew Research Center sur l'état de la presse, les médias traditionnels ont en effet raté le coche de l’innovation:

«Les médias traditionnels peinent à suivre le rythme. Ils ont misé davantage dans la création de contenus que dans la conception d'outils technologiques (ce qui est normal) et ils tardent, pour des raisons de protection de la vie privée, à exploiter à fond les données désormais disponibles sur leurs lecteurs afin de développer une stratégie publicitaire ciblée et personnalisée.»

Le mouvement de rapprochement entre les grands noms du web et les sites de presse est déjà en cours, comme le souligne le site. Après Reuters et Youtube, ABC News et Yahoo ou encore AOL et le Huffington Post, pourquoi pas Facebook et le New York Times?

Avec une poignée d’irréductibles comme le Financial Times, le prestigieux titre américain continue de faire de la résistance et cherche son propre modèle économique. Il vient par exemple d'abaisser à dix par mois le nombre d'articles visibles par l'internaute en ligne sans qu'il ait à payer. Une sorte de retour aux sources, selon le Seattle Times, lorsque des enfants hurlaient dans la rue les principaux titres de une pour attirer le chaland.

Pour l'heure, les revenus publicitaires sont à la traîne, et ce n’est pourtant pas par manque de lecteurs. Grâce notamment aux appareils mobiles, les internautes semblent en effet éprouver un regain d’intérêt pour les contenus journalistiques en ligne. Pour La Presse, «ces utilisateurs de téléphones et de tablettes se passionnent de plus en plus pour les reportages fouillés, les longs papiers, les analyses qui dépassent trois ou quatre paragraphes. Et ces moments passés à lire de longs papiers sur la tablette ne se feraient pas au détriment du temps passé sur le site web d'un journal. On souligne plutôt qu'il s'ajoute à celui-ci, dans une proportion de 9%».

Selon le site Internet de Forbes, le problème ne vient pas de l'intérêt des lecteurs, mais du fait que ce sont les entreprises liées à Internet qui s’accaparent la majorité des revenus publicitaires générés par le trafic:

«Cinq entreprises technologiques –Google, Yahoo, Facebook, AOL et Microsoft– concentrent 68% des recettes publicitaires en ligne en dollars. Et ce pourcentage continue d’augmenter.»

Que des titres comme le New York Times le veuillent ou non, leur avenir reste donc intimement lié aux grandes marques du web.

Slate.fr

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