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Les humains, plus gros transporteurs de bactéries

Slate.fr, mis à jour le 04.04.2012 à 12 h 22

Photo: Cianobacteria/roberto_venturini via Flickr - CC licence by

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Il est temps d’arrêter d’avoir peur des bactéries transmises par les poignées de portes, la barre centrale du métro ou les cacahuètes posées dans une coupelle dans un bar, car celui qui transporte le plus de germes, c'est... vous. C’est en tout cas le résultat de deux chercheurs américains. William Nazaroff, l'un des auteurs de l’étude publiée dans la revue Indoor Air, explique au Huffington Post que c’est «la première fois que quiconque quantifie l’émission de bactéries et de champignons associés à la présence humaine en utilisant une méthode moderne d’analyse basée sur l’ADN».

Les précédentes études se sont contentées de s’intéresser au nombre de bactéries contenues par des objets ou espaces dans une pièce. Pour comprendre l’impact d’une personne sur la qualité de l’air dans un espace clos, les chercheurs ont étudié une salle de classe pendant huit jours. Dans un premier temps vide, puis occupée.  Ils ont ainsi découvert qu’environ 1/5e des bactéries et champignons présents dans une pièce proviennent d’une source humaine.

«Nous vivons dans une soupe de microbes dont le plus gros ingrédient est notre micro-organisme», explique Jordan Peccia, professeur à Yale, co-auteur de l’étude.

Tout simplement en entrant dans une pièce, nous ajoutons 37 millions de bactéries à l’air, et ce pour chaque heure supplémentaire que nous restons dans ce lieu. «La plupart du temps, les gens remettent en suspension ce qui s'est déposé auparavant. La poussière du sol s’avère être la source majeure de bactérie que nous respirons», ajoute le professeur de UC Berkley.

Pour son collègue, «toutes les infections que nous attrapons proviennent de l’intérieur». Jordan Peccia précise également que les Américains passent plus de 90% de leur temps dans des espaces clos.

Ces résultats pourront être utilisés pour l’exploration spatiale, rapporte l’Astrobiology Magazine. L’amélioration de la qualité de l’air dans un très petit habitat est, en effet, essentielle. Comprendre comment les humains introduisent des bactéries dans un environnement, pourra ainsi aider à stériliser les équipements pour des missions à venir.

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