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La fin du Blackberry?

Slate.fr, mis à jour le 03.04.2012 à 12 h 54

Blackberry /arrayexception via Flickr CC License by

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Après l'arrêt de la commercialisation de la console de jeux Atari 2600 en 1991, du Walkman de Sony en 2010 ou encore le dépôt de bilan de Kodak au début de l'année 2012, est-ce le tour du fameux Blackberry?

Research In Motion (RIM), le fabricant de ce téléphone portable multitâches qui, il y a encore cinq ans, symbolisait à lui seul le terme de «smartphone» comme les «Kleenex» sont devenus synonymes de mouchoirs, est dans une mauvaise passe, selon le magazine économique Forbes.

Le Blackberry prend du retard sur le marché grand public et est dépassé par l'iPhone d'Apple et d'autres smartphones comme ceux de la marque HTC, dont les ventes sont équivalentes à celle du Blackberry en seulement trois ans. Selon le Parisien, le bénéfice net annuel de RIM a été divisé par trois en 2012, passant de 1,16 milliard de dollars contre 3,4 milliards en 2011.

La valeur en Bourse de la société ne cesse de diminuer, avec une valeur de l'action RIM au plus bas depuis 2003, selon le New York Times:

«Au cours de la dernière année, le prix de l'action de RIM a plongé de 75%. Autrefois, la société commandait plus de la moitié du marché des smartphones américains. Aujourd'hui, elle en a 10%.»

Forbes évoque un éventuel rachat de la société par Microsoft, Les Échos mise peut-être sur un recentrage de RIM vers les entreprises, idée évoquée par Thorsten Heins, le patron de RIM.

Ce qui est certain, c'est que le cas Blackberry montre à quel point l'état de l'économie numérique, «l'empire de l'information» comme l'appelle Forbes, est incertain.

Il montre aussi qu'il ne faut pas sous-estimer une société qui voudrait se reconvertir dans le secteur de la téléphonie. Pour preuve, selon l'analyste Horace Dediu cité par Forbes, la plateforme téléphonique de Nokia est passée d'une part de 47% à 16% en trois ans, celle de Microsoft est passé de 12% à 1%, RIM est passé de 17% à 12% alors que sur une période de deux ans, Android, le système d'exploitation de Google, est passé de 0% à 48% et celui d'Apple est passé de 2% à 19%.

D'ailleurs, l'annonce en 2007 de l'arrivée d'Apple, initialement spécialisée en informatique, sur le marché du téléphone portable, avait à l'époque «été accueillie avec dérision, voire mépris», le patron de Microsoft ne croyant pas au succès d'un mobile à «500 dollars, (…) le plus cher du monde», qui ne s'adresse même pas aux «hommes d'affaire», qui étaient la principale cible de RIM avec le Blackberry.

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