Culture

La merveilleuse histoire de Blanche Neige avec le cinéma

Slate.fr, mis à jour le 30.03.2012 à 17 h 12

Lilly Collins en Blanche Neige dans Mirror Mirror / StudioCanal Deutschland

Lilly Collins en Blanche Neige dans Mirror Mirror / StudioCanal Deutschland

Vous reverrez bientôt Blanche Neige sur vos écrans. Deux fois. La première mise en scène par Tarsem Singh, en avril, la seconde par Rupert Sanders, en juin.

Le conte de Blanche Neige, dont la version littéraire la plus connue est celle des Frères Grimm, connaît depuis plus d’un siècle un destin extraordinaire sur les écrans. «L’histoire de ce personnage est étonnamment riche et variée, relève The Atlantic: IMDB liste actuellement 91 films et émissions télé comportant un personnage nommé Blanche Neige, soit des douzaines de plus que d’autres héroïnes de conte de fée comparables, comme la Belle de La Belle et la Bête, ou la Belle de La Belle au Bois dormant.»

A tel point que cette année, ce sont deux films rivaux sur la princesse à la peau laiteuse qui surgissent.

«Il n’est pas inhabituel qu’Hollywood produise deux films très similaires en même temps», rappelle What Culture, qui cite les sorties concomitantes d’Armageddon et Deep Impact (tous deux avec des météores menaçant la Terre); Avatar et Battle for Terra, Sex Friends (No Strings Attached) et Sexe entre amis (Friends with Benefits) sortis l’an dernier à quelques mois d’intervalle.

Un conte moderne

Et il n’est pas étonnant, selon WhatCulture, que Blanche-Neige suscite l’intérêt d’un public de 2012, car l’histoire est extrêmement moderne. Prenez par exemple le miroir magique, qui donne des informations instantanées à la Reine sur elle-même, sa beauté, etc. C’est presque Siri, voix intégrée de l’iPhone, en version conte de fée.

«Le fonctionnement des réseaux sociaux est aussi abordé: [la reine] est préoccupée par Blanche Neige [qu’elle regarde incessamment dans le miroir] à la manière dont une personne moderne peut être obsédé par la page Facebook d’un(e) rival(e), la rafraichssant sans cesse pour vérifier qu’aucune nouvelle photo désavantageuse n’a été postée.»

Mais ces nouvelles versions de Blanche Neige peuvent-elles vraiment apporter quelque chose de nouveau, s’interroge The Atlantic? Jusqu’à présent, les multiples versions ont su ne pas toujours se répéter, et parfois aussi représenter l’époque.

Renouvellement permanent

Une version extrêmement raciste dans les années 1940 aux Etats-Unis avait imaginé Coal Black (Noir Charbon), faisant de Snow White (Blanche Neige) So White (Si Blanche) et de Prince Charming (Prince Charmant) Prince Chawmin, mimant l’accent africain.


A d’autres époques, Blanche Neige a été réinventée en princesse indienne ou encore en collégienne.  

«Elle a fait des apparitions dans les programmes les plus enfantins (…) ou au contraire aussi destinés aux adultes que le film produit par Showtime en 1997 Snow White: A Tale of Terror qui mettait en scène viol, fausses couches et suicide.»

Mirror Mirror a bien l’intention de proposer un angle nouveau. Dans la bande-annonce, précise The Atlantic, on entend Blanche Neige s’exclamer:  

«J’ai entendu tellement d’histoire où le prince sauve la princesse, il est temps de changer la fin!»

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte