France

Michel Rocard hospitalisé en soins intensifs après un malaise à Stockholm

Slate.fr, mis à jour le 30.03.2012 à 19 h 18

Michel Rocard, en novembre 2009. REUTERS/Charles Platiau.

Michel Rocard, en novembre 2009. REUTERS/Charles Platiau.

Le Quai d'Orsay a confirmé à l'AFP, vendredi 30 mars en milieu d'après-midi, que Michel Rocard était hospitalisé en soins intensifs à Stockholm. «Il se trouve actuellement dans une unité de soins intensifs au sein d'un hôpital de Stockholm où il est attentivement suivi par des médecins suédois», a précisé le porte-parole du ministère, Bernard Valero. Le Quai a ensuite fait état de «nouvelles plutôt rassurantes», évoquant «une hypothèse» de sortie des soins intensifs, mais pas de l'hôpital.

Un proche de l'ancien Premier ministre avait auparavant reconnu auprès de l’AFP qu’il avait été victime d’un «malaise» mais avait ajouté qu’il était «conscient» et pouvait communiquer. Un autre avait expliqué que ledit malaise lui était survenu «en arrivant à l'ambassade de France et avant de se rendre à un déjeuner» et avait démenti la survenue, annoncée par LCI, d'un accident vasculaire cérébral, ajoutant:

«Il a été hospitalisé et son état clinique s'est amélioré.»

L'ancien Premier ministre de François Mitterrand (1988-1991) avait été victime d'un AVC de nature hémorragique en Inde en juin 2007, alors qu’il devait également participer à une conférence internationale. Un scanner avait révélé la formation d'un caillot de sang au cerveau et il était resté dix jours au Calcutta Medical Research Institute avant de rentrer en France, où il avait repris «une vie normale» et ses activités politiques.

«Je récuse le mot de rocardisme»

Ayant abandonné son dernier mandat, celui de député européen, en 2009, il copréside actuellement avec un de ses successeurs à Matignon, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, le Commissariat général à l'investissement, qui gère les 35 milliards d'euros du grand emprunt. Il a également été nommé ambassadeur de France pour les régions polaires, ce qui lui a valu de visiter le pôle Sud fin janvier.

Il a également été membre, au début du quinquennat, de la commission Pochard sur le statut des enseignants, dont il a démissionné avec fracas, et a été chargé par Nicolas Sarkozy d’une mission de réflexion sur la taxe carbone, mesure qui a finalement été abandonnée.

Dans un récent entretien accordé aux Inrockuptibles à l’occasion de la sortie de son livre Mes points sur les i. Propos sur la présidentielle et la crise (Odile Jacob), il juge que François Hollande s’en est peut-être pris de manière «sommaire» à la finance dans son discours du Bourget, mais «à raison», et critique l’accord conclu par le PS avec les écologistes sur le nucléaire et le concept de «démondialisation» d’Arnaud Montebourg.

Il voit dans le candidat socialiste une «extrême intelligence», qui plus est «délibérante», non autoritaire, et expose sa méthode personnelle de gouvernement:

«Je récuse le mot de rocardisme, comme cette idée qu'il faudrait une méthode particulière pour la France. La méthode s'appelle la social-démocratie: on change la société par le dialogue social et le contrat plutôt que par la loi.» 

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