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Les hipsters blancs victimes du profiling policier

Slate.fr, mis à jour le 29.03.2012 à 11 h 31

NYPD standing post / heathbrandon by Flickr CC Licence By

NYPD standing post / heathbrandon by Flickr CC Licence By

Peur sur la ville… Selon le New York Daily News, les jeunes blancs des quartiers gentrifiés comme Williamsburg à New York se plaignent –eux aussi– de contrôles et fouilles de police abusifs.

Le quartier de Williamsburg, à Brooklyn, se place ainsi en cinquième position sur la liste des dix quartiers où la police de New York pratique le plus le «stop and frisk», technique musclée d’arrestation et de palpation telle qu’on la voit dans les séries policières américaines.

Or dans l’analyse des 17.566 contrôles survenus en 2011 et classés par «race» par le New York Civil Liberties Union (NYCLU), les blancs de Williamsburg sont concernés par 10% des arrestations. Dans d’autres quartiers gentrifiés comme le Upper East Side ou East Harlem, les caucasiens ne représentent guère que 2% des contrôles, la moyenne pour la ville étant de 9%. Sur son site, le NYCLU précise aussi que sur les 685.724 New-Yorkais contrôlés l’année dernière, 88% étaient innocents.

Selon le responsable du NYCLU, Christopher Dunn:

«Les blancs contrôlés dans le quartier (de Williamsburg) commencent à expérimenter les contrôles injustifiés auxquels les noirs et les latinos sont confrontés chaque jour dans la ville.»

Ces jeunes «hipsters» blancs new-yorkais, artistes branchés venus dans le quartier pour son atmosphère multi-ethnique, attirent eux aussi l’œil de la police… «Ce n’est pas une question de race, mais de classe», précise le guitariste gothique Nate Morgan, 20 ans, à propos de plusieurs contrôles dont il a fait l’objet récemment. «J’ai une crête mohawk, ils me stéréotypent» à cause de ça.

Selon le jeune musicien, «les gens sont arrêtés à cause de leur look». Les noirs vivant dans le quartier expliquent ainsi qu’ils ne sont pas arrêtés lorsqu’ils portent un costume ou une tenue de travail…

Pour la police et le maire de New York, la technique du «stop and frisk» se justifie par la baisse de la délinquance dans la ville depuis une dizaine d’années. Quant aux blancs, les raisons pour lesquelles ils attirent l’attention de la police sont parfois évidentes, allant du port «d’habits communément utilisés pour commettre des crimes» au fait de «changer de direction à la vue d’un officier de police», selon la police de New York (NYPD).

Rappelons que la haine du hipster fleurit de Paris à New York en passant par Berlin, comme Slate.fr le relatait dans une récente revue de web. Et voici le clip qui catalogue les clichés associés aux hipsters:

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