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Du cannabis dans un distributeur automatique en Nouvelle-Zélande

Slate.fr, mis à jour le 23.03.2012 à 11 h 37

Plantation de marijuana au Swaziland, en 2005. REUTERS/Mike Hutchings

Plantation de marijuana au Swaziland, en 2005. REUTERS/Mike Hutchings

Des activistes souhaitant faire réformer la législation néo-zélandaise sur la drogue ont acheté un distributeur automatique de nourriture pour l'installer dans leur lieu de rassemblement, un club d’Auckland connu comme le «club du cannabis». Mais, exit canettes et paquet de bonbons: ils ont mis à la place des petits sachets de cannabis. La pause détente près du distributeur prend une autre dimension.

Mais cela n’a pas été tout à fait du goût de la police –qui l’a fait saisir. Lors d'une perquisition effectuée le 22 mars tard dans al soirée, la police a arrêté quatre personnes et saisi la machine, 27.000 dollars néo-zélandais en numéraire (16.575 euros environ), 700 grammes de cannabis et des pipes à fumer.

Les activistes en question appartiennent à la NORML (National Organisation for Reform of Marijuana Laws), association à but non lucratif fondée aux Etats-Unis dont une branche a été créée en Nouvelle Zélande, qui vise à obtenir la légalisation du cannabis (et des drogues douces en général). L’usage du cannabis dans le pays est punissable d’amende voire d’emprisonnement, avec des peines plus sévères pour le trafic que pour la possession de cannabis.

Mais selon une étude publiée en janvier dernier dans The Lancet, revue scientifique britannique,  la Nouvelle-Zélande a l’un des taux de consommation de marijuana les plus élevés du monde. Selon les auteurs de l’étude, Louisa Degenhardt et Wayne Hall, 15% de la population néo-zélandaise de 15 ans à 64 ans avait pris du cannabis sous quelque forme que ce soit en 2009.

L’étude explique cela notamment par l’importance des zones rurales dans le pays, où il est facile de faire pousser des plants. Mais aussi par un facteur culturel: la consommation de marijuana est au centre de la vie sociale. «Regardez notre rapport à l’alcool, et son intégration à notre quotidien», suggère Wayne Hall.

«Je crois que beaucoup de jeunes gens [en Nouvelle-Zélande] voient le cannabis comme nous voyons l’alcool: comme quelque chose de pas grave, un moyen de prendre du bon temps.»

Aucune raison de ne pas installer des distributeurs de bon temps donc. Le distributeur avait eu un succès fou selon Julian Crawford, président de la NORML de Nouvelle Zélande. «C’est un exemple de la façon dont les choses pourraient se passer» si le cannabis était légal, a-t-il expliqué.

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