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Un QI plus élevé pour les bébés nourris à la demande

Slate.fr, mis à jour le 18.03.2012 à 16 h 22

- The breastfeeding Lady 2, Raphael Goetter via Flickr by licence CC -

- The breastfeeding Lady 2, Raphael Goetter via Flickr by licence CC -

Voici une étude scientifique menée au Royaume-Uni qui devrait nourrir les discussions des parents, et remplir des tonnes de commentaires et de conseils dans les forums… A la question «faut-il nourrir les bébés à heure fixe ou à la demande, quelque soit la méthode d’allaitement, sein ou biberon», des chercheurs de l’Institute for Social and Economic Research (ISER) des Université d’Essex et d’Oxford ont répondu: oui si on veut que les enfants réussissent certains tests et examens, non si on se préoccupe du bien-être de la mère (selon cette étude, c’est la mère qui nourrit, au sein comme au biberon).

Selon les résultats menés sur 10.419 enfants nés au début des années 90, représentatifs de la population générale (niveau d’éducation des parents, revenus, âge et sexe des enfants, santé de la mère, et style d’éducation), ceux qui ont été nourris quand ils avaient faim réussissaient mieux que les autres aux tests SAT à 5, 7, 11 et 14 ans et qu’à l’âge de huit ans, leur QI était supérieur de cinq points!

Ce n’est pas rien notent les auteurs de l’étude, puisque si on prend un enfant classé à la 15e place d’un échantillon de 30 enfants, ces quatre points lui feraient gagner 3 ou 4 places.

Comment expliquer ces différences? «Le développement optimal du cerveau d’un bébé dépend des interactions entre son “cerveau émotionnel” et les réponses immédiates et la sensibilité de sa mère», explique à The Observer la psychologue Penelope Leach. Le bébé envoie des signaux très forts et la réponse de la mère, en les reconnaissant et en y répondant permet de réconforter le bébé quand il est en colère, quand il a peur ; et beaucoup de ces échanges se situent autour des besoins essentiels du bébé et de la source principale de son plaisir : l’alimentation».

Si l’enfant se développe bien, en revanche, nourrir à la demande est plus fatigant pour les parents. Les mères qui pratiquent l’alimentation à heure fixe obtiennent de meilleurs scores aux mesures de bien-être, se disent plus confiantes et moins sensibles.

Oliver James, un autre psychologue, se moque de ces résultats, qui enfonceraient des portes ouvertes: «il n’y a rien de surprenant à ce que des femmes qui nourrissent à la demande soient plus fatiguées et que des enfants à qui on a procuré une très grande attention —y compris par l’alimentation à la demande— soient plus aptes à se concentrer, à avoir des problèmes avec l’autorité et obtenir de bons résultats à l‘école».

Photo: - The breastfeeding Lady 2, Raphael Goetter via Flickr by licence CC -

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