Clonage: les mammouths vont-ils ressusciter?

Muséum d'histoire naturelle de Paris / Edhral via Flickr CC License By

Jurassic Park n'a jamais été aussi proche de la réalité. 

Comme le raporte le magazine Time, deux scientifiques asiatiques s'apprêtent à lancer les recherches pour recréer des mammouths, disparus de la surface de la terre il y a environ 10.000 ans, en utilisant la technique du clonage. Il s'agit du Russe Vasily Vasiliev, vice-recteur de l'Université fédérale du nord-est de la République de Sakha, et du controversé sud-coréen Hwang Woo-Suf de la fondation pour la recherche en biotechnologie Sooam.

Les recherches pour le clonage de mammouth seront lancées cette année. La méthode, expliquée par Libération, est simple: 

«Transférer le noyau (qui contient le génome complet de l'individu) de cellules somatiques de mammouth dans des ovules non fécondés et énucléés d'un éléphant qui pourrait produire des embryons pourvus d'un ADN de mammouth qui seront alors placés dans l'utérus d'une éléphante.»

Les cellules de mammouths pourront venir d'organes, de peau, d'os ou de sang, conservés dans le pergélisol de Sibérie. La tâche la plus difficile étant de retrouver des tissus bien préservés ou de réussir à les restaurer, pour utiliser les gênes peu abîmés.

C'est en octobre 2001 que Hwang Woo-Suf avait annoncé pour la première fois qu'il voulait s'attaquer à un mammouth. Une ambition reçue de manière contrastée par la communauté scientifique internationale. Comme le raconte le blog de Slate Future Tense, un scientifique de l'Université McMaster au Canada avait par exemple exprimé son scepticisme, sur CBS News.

«Il n'y a aucune raison scientifique valable pour ramener des espèces disparues. Pourquoi les faire revenir? Pour les mettre dans un parc à thème? Se contenter d'étudier leur évolution, et c'est faisable à partir d'os fossiles, me semble beaucoup plus satisfaisant, mais ce n'est que mon avis.»

Figure respectée dans son pays, Hang Woo-Suf avait annoncé en 2004 qu'il avait réussi à produire le premier embryon humain par clonage, ce qui avait donné beaucoup d'espoir à la médecine régénérative... Un an plus tard, des spécialistes avaient conclu que les résultats qu'il avait présentés étaient falsifiés, et qu'il les avait obtenus de manière accidentelle par parthénogénèse et non par clonage.

En 2005 toutefois, il avait effectivement réussi à être l'auteur du premier chien cloné, puis de plusieurs coyotes. Bientôt les dinosaures?