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Iran: les 8 Israéliens qui pourraient décider de l'attaque

Slate.fr, mis à jour le 13.03.2012 à 11 h 16

Nuclear dreams 39 / Eudoxus via Flickr CC License By

Nuclear dreams 39 / Eudoxus via Flickr CC License By

Après une rencontre à la Maison Blanche avec Barack Obama, qui continue de jouer la montre à propos d'une éventuelle attaque israélienne sur l'Iran, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a réaffirmé sa détermination à empêcher son voisin de développer un programme nucléaire.

De retour de Washington, il a expliqué: 

«Nous apprécions fortement la formidable alliance entre nos deux pays. Mais quand la survie d'Israel est en jeu, nous devons toujours rester maîtres de notre sort.» 

Les Etats-Unis continuent de plaider en faveur de relations diplomatiques avant de passer au militaire, et considèrent qu'une intervention israélienne serait «catastrophique», comme l'explique Le Monde (en raison notamment des risques d'une guerre dans la région, des craintes de représailles iraniennes, et de ce qu'une attaque militaire contre l'Iran contribuerait à renforcer un gouvernement iranien aujourd'hui faible et impopulaire).

Frapper l'Iran n'est pas une décision qui peut être prise à l'unanimité en Israël, en témoigne par exemple la récente sortie de l'ancien chef du Mossad Meir Dagan sur la chaîne américaine CBS, où il a exprimé son opposition à une attaque envers l'Iran, qui continue d'affirmer l'aspect pacifique de son programme nucléaire, et qui est pour lui un acteur «rationnel».

Pourtant, huit politiques israéliens tiennent aujourd'hui la décision entre leur main. C'est «l'octet» que présente le Daily Beast. Ils sont sensés représenter la diversité des opinions de la Knesset, le parlement israélien, et constituent le cabinet de sécurité informel du Premier ministre Netanyahou. Pourquoi un comité aussi réduit? Chuck Freilich, un ancien conseiller principal à la sécurité nationale de deux anciens Premiers ministres: 

«Israël a un vrai problème avec les fuites. C'est pourquoi la vraie réflexion stratégique se fait au sein de l'octet et même dans d'autres réunions encore plus réduites.»

En plus de Benyamin Netanyahou, sont donc présents aux réunions: 

Eli Yishai, leader du parti ultra-orthodoxe Shass et ministre de l'Intérieur actuel,

Ehud Barak, ancien Premier ministre travailliste et aujourd'hui ministre de la Défense,

Dan Meridor, vice-Premier ministre et membre du parti nationaliste de droite Likoud, également ministre du Renseignement et de l'énergie atomique,

Moshe Ya'alon, ancien chef d'équipe de l'Armée de défense d'Israel et ministre Likoud aux Affaires stratégiques et vice-Premier ministre,

Benny Begin, fils de l'ancien Premier ministre Menachem Begin, membre du Likoud et ministre sans portefeuille,

Yuval Steinitz, membre du Likoud et ministre des Finances,

Avigdor Liberman, ministre des Affaires étrangères et leader du parti nationaliste d'extrême droite Israel Beytenou.

Comme l'explique The Daily Beast, les décisions qui pourraient émaner de cet organe consultatif  font l'objet de nombreuses spéculations dans la presse israélienne.

«Le mois dernier, le journal Haaretz faisait état d'un changement d'opinion pour le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, qui avait auparavant exprimé des réserves sur une attaque. Au même moment, Yishai était indécis

Même si Benyamin Netanyahou et Ehud Barak pouvaient avoir suffisamment d'influence pour parvenir à convaincre le groupe, la décision d'attaquer l'Iran ne fait pas l'unanimité dans l'octet aujourd'hui. Mais comme le souligne Chuck Freilich, le groupe pourrait aussi permettre, plutôt que de passer aux armes, de faire pression sur l'Iran.

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