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Faites confiance à vos émotions, disent les neurosciences

Slate.fr, mis à jour le 07.03.2012 à 11 h 04

Cerveau/Dierk Schaefer via Flickr License CC by

Cerveau/Dierk Schaefer via Flickr License CC by

Dans certains cas, non, ne pensez pas avec votre tête. Si ce n’était pas si niais, on dirait, «pensez avec votre coeur». A défaut: avec vos émotions. C’est ce que suggèrent les résultats d’études récentes, révélant que les décisions prises grâce aux émotions et non de manière rationnelle, sont souvent des décisions plus pertinentes.

La dernière étude qui en atteste, rapporte Wired, est celle réalisée par Michael Pham, de l’université de Columbia. En demandant à des étudiants de premier cycle de faire des prédictions sur différents sujets (des résultats de concours télévisés, sportifs, de primaires politiques, même de météo!), le chercheur s’est aperçu que de manière systématique, les prédictions étaient plus pertinentes lorsqu’elles avaient été faites en fonction des sentiments, des émotions. Il a appellé ce phénomène «l’effet d’oracle émotionnel».

Wired précise:

«Ces dernières années il est devenu évident que le cerveau inconscient est capable de traiter des quantités importantes d’informations en parallèle, permettant ainsi une analyse de données très large sans être dépassé.»

Alors que la raison, elle, a une capacité d’analyse d’informations beaucoup plus restreinte en un seul temps donné.

Pour que les résultats soient probants, il faut que le sujet ait une connaissance minimum du thème sur lequel il fait des prédictions, précise un article du Wall Street Journal sur l’étude. Car si le cerveau inconscient est plus rapide et plus apte à mettre en lien des informations que le cerveau conscient, reste qu’il a besoin de disposer de ces informations.

La rapidité du cerveau inconscient est une question sur laquelle les neurosciences se penchent depuis quelques années, et ses qualités sont une évidence. «Lorsqu'on freine devant un obstacle en voiture, heureusement qu'il ne s'agit pas d'une action consciente. Le temps de prendre la décision consciemment, et on l'aurait heurté!», précisait ainsi Marc Jeannerod, directeur de l'Institut des sciences cognitives, interrogé dans un article du Journal du CNRS.

L’article du CNRS poursuivait:

«Etre conscient, cela prend du temps! Du coup, l'inconscient revêt une importance dans nos comportements que l'on ne soupçonnait pas. Bien plus qu'un simple appui à la conscience, il aurait une part prépondérante dans tous les processus cognitifs: 90 % de nos opérations mentales seraient inconscientes!»

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