Monde

Peut-il y avoir plus d'habitants à Manhattan?

Slate.fr, mis à jour le 06.03.2012 à 14 h 42

New York by night / melbow via Flickr CC License By

New York by night / melbow via Flickr CC License By

Dans un métro à l'heure de pointe, un supermarché bondé, un boulevard difficilement pratiquable... Il arrive parfois de se demander jusqu'à quel point une ville peut se remplir. C'est la question à laquelle tente de répondre le New York Times, qui s'interroge sur la future densité de la presqu'île de Manhattan et la façon dont son allure pourrait être amenée à changer.

En 1910, 2,3 millions de personnes peuplaient Manhattan. Ils sont aujourd'hui «seulement» 1,6 million, une baisse en partie due à la fuite vers les banlieues dans les années 1980. Des données qui prennent seulement en compte les gens qui résident effectivement dans Manhattan, et pas tous ceux qui s'y rendent en journée, par exemple pour travailler dans les buildings. Selon un rapport de l'université de New York (NYU), la population de la presqu'île double en journée: 3,9 millions de personnes arpentent alors ses rues. Se fondant sur ce rapport, le New York Times raconte également:

«Il s'avère que le mercredi est le jour le plus peuplé de la semaine, et les événements spéciaux comme la parade de Thanksgiving du grand magasin Macy's poussent le total au-delà des cinq millions, donnant un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler un Manhattan encore plus peuplé

Le département d'urbanisme de la ville de New York, qui se penche régulièrement sur la croissance prévisionnelle de la population, prévoit qu'en 2030 Manhattan comptera entre 220.000 et 290.000 nouveaux résidents. Les retraités, notamment, seraient à l'avenir de plus en plus nombreux à choisir de rester en ville.

Alors qu'en France, l'Assemblée nationale vient de voter le 22 février la loi permettant de densifier les constructions de 30% afin de «doper la construction», comme l'explique le Figaro, le New York Times se demande où installer toute cette nouvelle population. Il serait par exemple possible de créer de nouveaux quartiers, notamment sur l'eau. Ed Gleaser, un économiste d'Harvard, soutient que les villes denses sont plus intéressantes que les vides, notamment parce qu'elles pourraient permettre de faire baisser les prix de l'immobilier en élevant des tours là où se trouvent aujourd'hui les fameux immeubles brownstone, ou en construisant (encore d'avantage) en hauteur sur les tours existantes.

Le New York Times rappelle néanmoins quelques questions à garder à l'esprit lorsque l'on évoque la densification des grandes villes comme l'accès à l'eau et à l'électricité, le traitement des déchets, l'évacuation des eaux usées et, évidemment des transports.

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte