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Les secrets de Sarah Palin dévoilés

Temps de lecture : 2 min

Sarah Palin/REUTERS
Sarah Palin/REUTERS

La décision surprenante de Sarah Palin de démissionner de son poste de gouverneur de l'Etat de l’Alaska en 2009, alors que sa notoriété était maximale dans le sillage de la campagne présidentielle américaine de 2008, est désormais largement explicitée.

Jeudi 23 février, des milliers d’emails de l’ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis ont été rendus publics, notamment ceux concernant les dix derniers mois de sa présence à la tête de cet Etat américain. L’agence Associated Press, qui les avait déjà réclamés en 2009 comme la loi américaine le permet au sujet d’un personnage public comme Palin, s’est procuré ces sources d’informations qui éclairent d’un jour nouveau la sortie surprenante de l’égérie du Tea Party. National Public Radio les reprend.

Dans l’un de ces mails, Sarah Palin se montre très claire à l’aube de se résoudre à quitter ses fonctions. «Je n’en peux plus», écrit-elle. Il apparaît que la coéquipière de John McCain en 2008 face au tandem Barack Obama-Joe Biden était littéralement sur les nerfs en raison de la surveillance dont elle était devenue l’objet à cause de sa nouvelle célébrité. Au-delà du coût devenu prohibitif de la protection nécessaire à sa personne et payé par l’Etat, elle évoque aussi ses propres difficultés financières dans la mesure où une partie des frais liés à sa vie intime et familiale lui incombait.

Dans ses mails, elle parle notamment d’une facture de 500.000 dollars qu’elle avait dû acquitter et de l’obligation faite à Todd, son mari, de repartir travailler sur la côte pour le compte de British Petroleum. Elle laisse transpirer aussi sa lassitude face à des procès qui lui étaient intentés et dont il fallait bien qu’elle paye la note à ses avocats.

Tim Crawford, l’un des collaborateurs de celle qui est devenue depuis éditorialiste pour Fox News, invite le public à lire ces milliers de mails pour prendre conscience du dur travail accomplit par Sarah Palin pour son état.

L’an dernier, un premier gros volet de 24.199 mails avait déjà été rendu public, mais ces courriels s’arrêtaient à septembre 2008, au moment où la campagne électorale prenait véritablement son essor après le choix de McCain en faveur de Palin.

Annoncée en juillet 2009, la décision de démissionner de Sarah Palin avait créé un choc dans l’opinion publique américaine, qui ne l’avait pas comprise. Lors de son annonce de démission, elle avait affirmé qu'elle voulait «prendre position et faire bouger les choses», mais sans donner plus de détails. Beaucoup lui prêtaient alors une stratégie en vue de l’élection de 2012.

Slate.com, sous la plume de Bruce Reed, s’était notamment montré extrêmement sévère après le départ de Sarah Palin:

«Son départ express est choquant. Parce qu'il est le fruit d'une stratégie erronée, tout d'abord; mais aussi et surtout parce que le fait de mettre un terme à son mandat semblait la remplir d'un soulagement et d'une joie sans bornes. La démission de Palin est, en somme, le symptôme de cette nouvelle maladie républicaine: gouverner n'est plus considéré comme un honneur, mais comme une distraction malvenue.»

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