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Le FBI déjoue un projet d'attentat suicide contre le parlement américain

Slate.fr, mis à jour le 18.02.2012 à 13 h 41

Le Capitole / wikimedia commons

Le Capitole / wikimedia commons

Les autorités fédérales américaines ont arrêté ce vendredi 17 janvier un homme marocain soupçonné de préparer un attentat-suicide contre le Capitole, à Washington, rapporte Fox News.

Le FBI et la police du Capitole –le bâtiment où siège le parlement américain– ont travaillé ensemble pour arrêter cet individu. La police a précisé dans un communiqué qu'une personne avait bien été arrêtée «près du Capitole américain», mais qu'à «aucun moment le grand public ou les représentants n'ont été en danger».

Les autorités américaines ont dit que cette arrestation était la conséquence d'une longue opération de surveillance de l'individu. Le suspect pensait avoir sur lui une veste remplie d'explosifs au moment de son arrestation, mais ceux-ci avaient en fait été auparavant rendus inoffensifs par des agents fédéraux, rapporte le Washington Post.

Amine El Khalifi, 29 ans d'après le Washington Post, est rentré sur le territoire américain avec un membre de sa famille avant d'attirer l'attention du FBI. D'après des sources policières, il pensait que les agents de l'agence fédérale avec qui il travaillait –et qui lui ont donné une arme et les explosifs– étaient des membres d'al-Qaida.

Le journal note que récemment, dans plusieurs enquêtes de ce types, l'agence fédérale a été accusée d'avoir provoquer les suspects voire de leur avoir suggéré des cibles ou des tactiques. La directrice du Centre sur la Sécurité nationale de l'école de droit de Fordham, Karen Greenberg, explique par exemple:

«Il faut être bien sûr que ce n'est pas le gouvernement qui donne la substance de la stratégie. Il y a beaucoup de zones de flou dans ce genre de cas.»

Mais le FBI affirme que Amine El Khalifi n'est pas une «victime involontaire» et a fait des plans méthodiques pour attaquer le Capitole.

Un porte-parole du ministère de la Justice affirme que le dossier judiciaire de l'enquête montre clairement qu'à «chaque étape, c'est l'accusé qui a proposé le plan et qui a cherché de l'aide pour obtenir des armes afin de le mener à bien», et que l'enquête avait été menée de telle sorte qu'il n'y ait pas de «piège» tendu à Khalifi.

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