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Les Suisses veulent nettoyer l’espace

Temps de lecture : 2 min

Space débris / Keithfiore via Flickr CC Licence by.
Space débris / Keithfiore via Flickr CC Licence by.

Le centre spatial suisse de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a annoncé le développement de CleanSpace, la première famille de satellites construits pour nettoyer les débris spatiaux, écrit le Hindustan Times.

«Selon l’EPFL, 16.000 objets dépassant les 10 centimètres de diamètre et des centaines de millions de plus petites particules tournent autour de l’espace à une vitesse de plusieurs kilomètres par seconde. “Il est devenu crucial de prendre conscience de l’existence de ces débris et des risques de leur prolifération“, selon Claude Nicollier, un astronaute professeur à l’EPFL.»

La probabilité pour qu’un satellite de dix mètres carrés entre en collision avec un débris spatial de plus d’un centimètre de largeur est estimée par une société d’assurance suisse à une chance sur dix mille chaque année.

Deux méthodes de «nettoyage» sont envisagées par le centre spatial suisse. Soit une machine capable d’attraper les débris puis de brûler dans l’atmosphère terrestre. Soit un modèle qui pourrait éjecter les débris de l’atmosphère, tout en restant lui-même dans l’espace.

Le problème n’est pas nouveau et préoccupe les scientifiques depuis plusieurs années. Dans Slate.fr, Cécile Dehesdin s’est penchée sur la complexité du nettoyage spatial:

«En juillet 2010, le directeur de l'Agence spatiale européenne prévenait déjà être obligé de modifier la trajectoire de deux satellites par mois à cause de cette pollution flottante.»

L’article rappelait également les obstacles juridiques d'une telle entreprise:

«La France ne peut pas décider de dégager un débris qui l’ennuie si celui-ci vient d’un satellite américain. Cela reviendrait à empiéter sur la juridiction des Etats-Unis, et dégager un débris de son orbite suppose de s’en approcher assez pour pouvoir l’examiner, et donc potentiellement en retirer des informations plus ou moins secrètes sur les technologies de cet autre Etat.»

Si les Etats suivaient les règles qu’ils se sont fixées, la situation ne serait pas aussi critique puisque ces principes impliquent qu’un satellite doit, dans les 25 ans qui suivent son décollage, se détruire d’une manière ou d’une autre.

«Même si tous les Etats –y compris ceux qui ne sont pas encore partis dans l’espace mais le feront dans le futur– respectaient ces règles, certaines altitudes sont déjà trop remplies d’ordures pour ne pas devenir dangereuses, au point de devoir arrêter d’y envoyer des satellites.»

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