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Les jeux de rôle en ligne ennemis du couple?

Slate.fr, mis à jour le 14.02.2012 à 15 h 58

World Of Warcraft DVD, juanpol, via Flickr CC License by

World Of Warcraft DVD, juanpol, via Flickr CC License by

Les jeux de rôle en ligne (MMORPG) seraient responsables d’une certaine insatisfaction conjugale. Tel est le verdict d’une étude conduite par le professeur Neil Lundberg de l’Université de Brigham Young qui a observé les comportements de 349 couples américains recrutés sur Facebook et des forums spécialisés, comme le rapporte Physorg. «Il est désormais admis que beaucoup de couples rencontrent des difficultés à cause des jeux en ligne, précise Neil Lundberg. Particulièrement lorsque les maris sont des joueurs compulsifs, cela a clairement un impact négatif

L’étude remarque que ce n’est pas tant l’addiction au jeu elle-même qui affecte les couples, mais les disputes qui en découlent et qui perturbent la régularité des rapports affectifs.

Si les hommes constituent le gros du bataillon des joueurs, notamment de World of Warcraft, les femmes ne sont pas exclues de ces travers. Toutefois, l’enquête précise que lorsque le mari et l’épouse jouent ensemble, 76% des couples interrogés indiquent que cela influe positivement sur leur relation.

Sur l’échantillon observé, 217 des 349 couples étaient entièrement joueurs avec, toutefois, une plus grande consommation de jeux du côté masculin. Plus l’écart de consommation est grand entre les deux membres du couple, plus l’insatisfaction grandit. C’est d’autant plus vrai que 82% des joueurs sont devant leur écran entre 18 et 23h, ce qui ne facilite pas, évidemment, l’exercice des devoirs conjugaux. Les jeux World of Warcraft, Final Fantasy XI, Guild Wars, Everquest and City of Heroes sont les plus cités par les joueurs.

L’intrusion des jeux en ligne au sein des couples et des foyers n’est pas non plus sans conséquence, on le sait, sur l’éducation des enfants par le biais notamment des papas gamers, ces hommes initiés eux-mêmes aux jeux vidéos dès leur adolescence et qui ont naturellement décidé d’intégrer le jeu vidéo à l’éducation de leurs progénitures.

Ce qui n’est pas sans risques. Psychologue clinicienne, Vanessa Lalo explique que «c’est à partir de 3 ans qu'un enfant peut être mis en présence d'écrans mais pas plus d'1h par jour. Avant 3 ans, un enfant a besoin de développer ses capacités visuo-spatiales (3D) donc en utilisant des écrans de jeu trop tôt, l'enfant développe un monde en 2D, sans capacité à manipuler un objet ni à le visualiser dans l'espace.»

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