Culture

Star Wars, E.T... le secret d'une bonne bande originale

Temps de lecture : 2 min

Extrait d'une affiche du film Star Wars
Extrait d'une affiche du film Star Wars

La puissance évocatrice des bandes originales de Star Wars ou de 2001, l'odysée de l'espace n'a plus rien de mystérieux. Leur point commun, des intervalles particuliers entre les notes.

C'est ce qu'a découvert io9 en discutant avec des experts, dont Bear Mc Creary, compositeur des bandes originales de séries comme Battlestar Galactica ou The Walking Dead.

La musique de 2001 (Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss) commence par un do, monte ensuite de cinq notes (c'est une quinte) pour atteindre ensuite un autre do une octave plus haut que le premier (c'est à dire la même note, en plus aigu). Le main theme de Star Wars, composé par John Williams, fonctionne sur la même progression. Ce type de quinte a également été utilisé au début de la musique de E.T. l'extraterrestre, dans la bande originale du film Superman, de Battlestar Galactica et de Star Trek: le film. McCreary explique:

«Vous parlez de deux intervalles: une quinte et ensuite une quarte (la quarte est le renversement de la quinte; c'est ce qui permet de compléter un octave). Par exemple, si vous commencez par un do, vous montez d'une quinte, vous arrivez à un sol. Vous montez d'une quarte, vous êtes de retour au do à l'octave supérieur. C'est la relation de base de la musique occidentale, soit 99,9999%de toute la musique utilisée dans les bandes originales de tous les films que le public occidental a l'habitude de regarder. C'est la base de toute la musique pop et de la musique occidentale classique.»

Si un jeu d'intervalles aussi élémentaire est aussi efficace, c'est grâce à un principe acoustique très simple: lorsqu'un son retentit (comme un piano), vous entendez la note réelle à laquelle il vibre, mais également toute une série d'autres sons dont vous n'avez pas conscience, qui sont plus d'une octave au dessus. Ce qui est particulièrement intéressant quand on tente d'évoquer musicalement le cosmos ou la puissance.

Donc lorsque vous entendez la musique de Star Wars, soit un sol, un ré puis un sol de l'octave supérieure, vous entendez également, sans vous en apercevoir, le ré et le sol du dessus. Ces accords «se renforcent eux-mêmes d'une façon très puissante, explique McCeary. Donc si vous voulez indiquer quelque chose qui a de la force ou de la grandeur, voilà une façon très simple et puissante de le faire. Vous mettez ces notes, qui ont des versions d'elles mêmes à l'intérieur

Ainsi, comme l'explique McCeary, toute l'ingéniosité de John Williams, généralement reconnu comme l'un des meilleurs compositeurs américains, est d'avoir réussi à utiliser sans relâche la même suite de note sans que personne ne s'en aperçoive...

Slate.fr

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