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La main d'Al-Qaida derrière des attentats en Syrie?

Temps de lecture : 2 min

Groupe de déserteurs syriens, à Jerjenaz, le 10 février. REUTERS.
Groupe de déserteurs syriens, à Jerjenaz, le 10 février. REUTERS.

Trois hommes armés ont abattu Dr. Issa al-Khouli, le directeur d’un hôpital militaire syrien, au moment où il quittait son domicile de Damas. Les trois hommes lui ont tendu une embuscade, a raconté l’agence de presse officielle syrienne, accusant un groupe terroriste armé. Il semble que ce soit le premier assassinant d’un militaire de haut rang depuis le début de l’insurrection il y a un peu moins d’un an.

«Des exécutions de supporters et d’opposants au régime ont déjà eu lieu dans des villes comme Homs ou Hama, en première ligne dans la contestation, mais Damas est restée relativement à l’abri du mouvement, jusqu’à de récentes semaines, et la connaissance d’affrontements dans certains quartiers de la capitale», rappelle le New York Times.

Les autorités américaines estime qu’Al-Qaida en Irak serait derrière les deux récents attentats à la bombe qui ont frappé Damas ainsi que l’attaque suicide d’Alep vendredi, écrit McClatchy citant des sources officielles. Les rapports des services de renseignements américains confirmeraient ainsi les déclarations du pouvoir syrien: ces dernières voient la main de groupes terroristes étrangers derrière le développement du soulèvement.

L’exécution du docteur Issa al-Khouli pourrait être l’un des nombreux et mauvais signaux qu’Al-Qaida rejoint la lutte contre le régime syrien», estime le coorespondant à Beyrouth de la BBC, Jim Muir. Selon l’opposition, c’est le régime lui-même qui planifie ces attentats pour discréditer le mouvement.

Les attaques des forces gouvernementales sur Homs, qui ont fait au moins 300 morts depuis le 4 février, ont continué samedi, selon al-Jazeera. Il y aurait eu des combats à l’extérieur de la capitale et des déserteurs de l’armée auraient tué dix soldats réguliers vendredi.

Pendant ce temps, sur le front diplomatique, la Russie maintient son opposition à un plan de paix arabe qui se ferait de près ou de loin sous une bannière onusienne. La ligue arabe doit se réunir ce dimanche pour réfléchir à une mission de surveillance conjointe avec les Nations Unis, indique Reuters. Il y aurait aussi des pressions qui seraient faites sur le secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon afin qu’il nomme un envoyé spécial de l’organisation pour la Syrie.

Photo: groupe de déserteurs syriens, à Jerjenaz, le 10 février. REUTERS.

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