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Ce que le FBI savait de Steve Jobs

Slate.fr, mis à jour le 09.02.2012 à 17 h 36

Steve Jobs, en avril 2010. REUTERS/Robert Galbraith

Steve Jobs, en avril 2010. REUTERS/Robert Galbraith

Le FBI vient de mettre en ligne un dossier de 191 pages sur Steve Jobs, une enquête détaillée du bureau fédéral, réalisée en 1991 lorsque George H.W. Bush avait envisagé confier un rôle au gouvernement au co-fondateur d'Apple.

On ne sait pas vraiment à quelle fonction la Maison Blanche pensait pour Jobs, précise le Wall Street Journal, mais cela devait être au sein du President's Export Council, un comité gouvernemental conseillant le Président sur le commerce international.

Alors que cette enquête devait se faire rapidement, la secrétaire de Steve Jobs a répondu à l'agent du FBI qui l'appelait que Jobs ne serait pas disponible avant trois semaines, pas même pour une heure d'entretien. A l'époque, il s'était fait renvoyer d'Apple et dirigeait sa nouvelle entreprise, NeXT, et possédait également Pixar.

D'après l'enquête, le FBI s'intéressait particulièrement aux rapports de Steve Jobs avec la drogue. L'ancien PDG d'Apple admettait en avoir pris dans sa jeunesse, et les agents fédéraux ont interrogé de nombreuses personnes, dont ses collègues, pour savoir ce qu'il en était en 1991.

Les personnes entendues ont pour la plupart dit n'avoir jamais vu Jobs «prendre des drogues illégales ou consommer trop d'alcool», et le rapport concluait sur le sujet:

«Pendant la fin des années 1960 et le début des années 1970, M. Jobs pourrait avoir expérimenté des drogues illégales, appartenant à cette génération.»

Le rapport s'intéresse également à la «moralité» de Steve Jobs, note le site Gawker. On y apprend par exemple que «plusieurs individus ont mis en question l'honnêteté de M. Jobs en disant qu'il déformait la réalité et dénaturait la vérité pour atteindre ses buts», ou que des gens «ont ajouté que M. Jobs était intègre tant qu'il obtenait ce qu'il voulait», tandis qu'une autre personne l'a qualifié d'individu «trompeur qui n'est pas complètement direct et honnête».

Le journaliste de Gawker, qui dit avoir lu beaucoup de ce type d'enquêtes du FBI, trouve cette accumulation de commentaires négatifs rare:

«Souvent, les agents n'interrogent que des employeurs et des gens suggérés par la personne sur laquelle ils enquêtent. On ne voit pas clairement qui sont les gens cités [les noms ont été noircis dans le dossier], mais s'ils font partie des gens que Jobs a conseillé aux agents, il ne connaissait pas bien ses amis.»

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