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Gérer une situation sans issue grâce à Star Trek

Slate.fr, mis à jour le 09.02.2012 à 17 h 21

1966. William Shatner as Captain Kirk. x-ray delta one via Flickr CC Licence by

1966. William Shatner as Captain Kirk. x-ray delta one via Flickr CC Licence by

«Nous sommes tous confrontés à des situations sans issue», estime Mark McNeilly, blogueur pour le site Fast Company. Vaut-il mieux perdre son boulot ou supporter un patron odieux? Voici un exemple typique de ces situations intenables: ne rien faire nous pénalise, mais agir peut s'avérer plus encore plus nocif.

Ce cas de figure est baptisé «scénario Kobayashi Maru» par l’auteur. Ce  test, tout droit sorti de l’univers de Star Trek, illustre selon lui une situation où tous les choix semblent mener à l’échec. Dans la série, il s’agit d’une hypothèse destinée aux écoles militaires.

Le Kobayashi Maru est un vaisseau spatial attaqué par des ennemis. Trois choix s’offrent aux étudiants militaires: ne rien faire et laisser le vaisseau se faire détruire, envoyer des renforts et déclencher une guerre généralisée, ou intervenir mais périr dans la bataille. Le test est finalement modifié par le Capitaine Kirk qui, héros américain par excellence, refuse la fatalité de la défaite.

Mais que faire face à une telle situation, s’interroge l’auteur? Trois possibilités:

  • Effectuer une retraite: Ainsi que l’écrit Sun Tzu dans L’art de la guerre, «quand l’ennemi est en position de supériorité, ne le confronte pas», explique McNeilly.  Mais pour se retirer avec succès, il faut cependant «accepter qu’une situation est irrémédiable, et qu’il vaut mieux consacrer son temps à de meilleurs choses».
  • Attendre: Laisser la situation s’améliorer d’elle-même est aussi envisageable. Prendre son mal en patience et espérer pour le mieux n’est cependant conseillé que si «vous disposez d’un plan de secours au cas où cette stratégie ne fonctionne pas».
  • Tenter d’avancer: Si vous êtes plutôt du genre Capitaine Kirk et que vous refusez d’être piégé dans une situation sans issue, vous pouvez essayer «le tout pour le tout». Autrement dit: ne pas tenir compte des propositions précédentes et forcer la chance. Une option qui peut malgré tout occasionner «une grande quantité de sang, de sueur et de larmes».

Période électorale oblige, essayons d'appliquer ces conseils aux candidats à la présidentielle. Nicolas Sarkozy, par exemple, est confronté à un choix peu aisé. Distancé dans les sondages qui le donnent vaincu d’avance, le président pourrait ainsi se retirer de la course, attendre un moment plus propice pour déclarer sa candidature, ou faire un coup politique, au risque d’empirer sa situation.

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