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L'homme qui a tenté d'empêcher le lancement de Challenger est mort

Temps de lecture : 2 min

Le 28 janvier 1986, un froid inhabituel cause la rupture de certains joints et l'explosion de la fusée Challenger/Nasa via Wikimedia Commons.
Le 28 janvier 1986, un froid inhabituel cause la rupture de certains joints et l'explosion de la fusée Challenger/Nasa via Wikimedia Commons.

Il savait la catastrophe quasi-inévitable. Jusqu’à la veille du décollage de la fusée Challenger, il y a 25 ans, l’ingénieur spatial Robert Boisjoly a tenté d’en faire annuler le lancement. Avec quatre autres de ses collègues, il avait expliqué qu’«en cas de grand froid, certains assemblages pouvaient lâcher». Mais ni la direction de l’usine, ni les chefs de la Nasa n’avaient pris au sérieux leurs avertissements.

Le 28 janvier 1986, à peine plus d’une minute après le décollage, Challenger prenait feu et explosait sous les yeux des Américains et des familles des sept astronautes qui périssaient dans l’une des plus grandes erreurs technique de l’histoire mondiale. La bureaucratie de la Nasa avait fait passer ses objectifs industriels et politiques avant la sécurité de son personnel.

«Cette tragédie fut particulièrement difficile pour Boisjoly», rappelle Los Angeles Times alors que l’ingénieur vient de mourir, à l’âge de 73 ans, le 6 janvier 2012. Robert Boisjoly qui s’était retiré dans l’Utah, avait donné une interview au Times en 2003 et expliqué qu’à la suite de l’explosion de Challenger, il avait été «blackboulé» de l’industrie par la Nasa. Et qu’il fut, pendant 17 ans, confiné à des tâches de conférencier traitant de sujets d’éthique et d’industrie.

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