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Pour les Américains, le secret des parents français est de savoir dire «non»

Slate.fr, mis à jour le 06.02.2012 à 16 h 27

The Tantrum/ jimbaker via Flickr CC License By

The Tantrum/ jimbaker via Flickr CC License By

On vous parlait mi-janvier de cette auteure américaine qui vient d'écrire un livre chantant les louanges de l'éducation à la française par rapport à l'éducation à l'anglo-saxonne.

A l'occasion de la sortie de Bringing Up Bébé: One American Mother Discovers the Wisdom of French Parenting (Une mère américaine découvre la sagesse des parents français), le Wall Street Journal publie un extrait de ce livre signé Pamela Druckerman, journaliste américaine qui vit avec son mari (britannique) et ses enfants depuis plusieurs années à Paris.

Elle y raconte avoir trouvé son inspiration après plusieurs expéditions au restaurant avec son mari et son premier enfant, alors tout petit, où elle a pu observer que la progéniture du coin était on ne peut plus sage et patiente tandis qu'elle mangeait aussi vite que possible pour pouvoir sortir de table sans que sa fille de 18 mois provoque un incident.

«Je me suis vite aperçue que, silencieusement et massivement, les parents français avaient réussi à atteindre une toute autre atmosphère pour leur vie familiale. Quand des familles américaines nous rendaient visite, les parents passaient généralement une grande partie de leur temps à arbitrer les disputes de leurs enfants, à aider les plus petits à marcher dans la cuisine, ou à se mettre par terre pour construire des villages en Lego®. Quand des amis français nous rendaient visite, les adultes buvaient un café pendant que les enfants jouaient tout seuls, tout à fait contents.»

Conclusion de Pamela Druckerman après plusieurs année à étudier le sujet:

«Les Français ne sont pas parfaits, mais ils ont des secrets d'éducation qui fonctionne vraiment.»

Ce qu'elle admire chez les Français, c'est le fait qu'ils ont les mêmes valeurs qu'elle –parler à ses enfants, leur lire des livres, les emmener faire du tennis ou de la peinture ou au musée–, mais sans tomber dans les excès de l'éducation américaine «au service constant des enfants» (elle note que les mères américaines pensent qu'encourager un enfant à jouer seul est «d'importance moyenne», alors que les mères françaises considèrent cela comme «très important»).

Pamela Druckerman admire également le fait que les parents arrivent à dire non à leurs enfants, et qu'en disant non, ils leur apprennent la patience.

The Observer notait mi-janvier que l'auteure a pris ses notes en s'intéressant principalement à «une certaine section de ce qu'on décrirait comme des familles de classe moyenne en anglais, ou des familles aisées en français», et pas à des familles pauvres qui ont du mal à élever leurs enfants, et que son livre est plein de généralisations et de stéréotypes.

Mais la thèse de Pamela Druckman ne repose pas non plus sur rien: une étude de mars 2010 a notamment montré que les mères de Colombus, dans l'Ohio aux Etats-Unis, trouvaient la maternité bien moins plaisante que les mères de Rennes.

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