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Le mystère du lac Vostok, 4 kilomètres sous l'Antarctique

Slate.fr, mis à jour le 03.02.2012 à 19 h 47

Relief de l'Antarctique via WikimediaCommons

Relief de l'Antarctique via WikimediaCommons

Le mystère du lac Vostok, reposant à 4 kilomètres sous l'Antarctique, s'apprête à être levé selon le Washington Post. Si ce lieu n'est pas unique sur Terre, il est le seul à avoir été aussi longuement et entièrement coupé du monde.

«Si les Russes y pénètrent comme prévu la semaine prochaine, ce sera le cap de plus de 50 années de recherche dans ce qui est considéré comme les pires conditions dans le monde –où la température de surface baisse à 100 degrés sous zéro.»

En 2001, son cas particulier a d'ailleurs fait l'objet du documentaire, Un lac sous la glace, de Jonathan Renouf.

«Ce biotope est le seul de notre planète à être resté totalement à l’écart des évolutions des espèces animales et végétales.»

Après 20 ans de forage à travers plus de 3km de glace et de nombreux prélèvements de carottes glacières, des scientifiques russes sont en effet sur le point de trouver l'entrée de ce monde tenu éloigné de la lumière depuis plus de 20 millions d'années. On est impatient de savoir ce que peut renfermer le Vostok.

«Les scientifiques sont extrêmement heureux à propos des formes de vie qui peuvent être trouvées là-bas, mais sont tout aussi préoccupés par la contamination du lac avec les fluides de forage et les bactéries, et par le risque de dégazage explosif pour ce corps d'eau qui a des concentrations particulièrement élevées d'oxygène et d'azote.»

Avant 1990, on ne connaissait pas l'existence du Vostok. C'est grâce aux avions DC-8 de la Nasa équipés d'un radar laser qui pénètre la glace et d'un compteur de gravité que l'on est aujourd'hui en mesure de découvrir ces lieux enfouis. Un monde enterré plus grand qu'on ne l'imagine selon le Washington Post, et que l'on découvrirait pour la première fois en franchissant les portes du Vostok.

«Atteindre le lac Vostok représenterait le premier contact direct avec ce que les scientifiques savent maintenant d'un réseau de plus de 200 lacs sous-glaciaires en Antarctique dont certains existaient lorsque le continent a été relié à l'Australie et lorsqu'il était beaucoup plus chaud. Ils restent liquides à cause de la chaleur du cœur de la planète.»

Selon le site français de la BBC, ce projet ambitieux dont on dit qu'il révèlera peut-être les origines de la Terre, divise les chercheurs, certains remettant en doute sa pertinence.

«C’est trop cher, cela va prendre trop de temps, et il y a de nombreux autres lacs plus accessibles. Ce projet ne se justifie pas d’un point de vue scientifique.»

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