Monde

Conseiller en relations publiques pour dictateur

Slate.fr, mis à jour le 31.01.2012 à 18 h 56

Caricatures politiques arabes / Khalid Albaih via Wikimedia commons

Caricatures politiques arabes / Khalid Albaih via Wikimedia commons

Face aux critiques des médias locaux et internationaux, et alors que les émeutes et ses victimes se multiplient, certains dictateurs arabes font appel à des agences de relations publiques occidentales pour contrer l’image déplorable de leur régime. A Bahreïn, au Yémen et en Syrie, ce sont Qorvis Communication basée à Washington ou encore Bel Pottinger à Londres qui sont intervenues.

Al Jazeera a consacré un reportage aux méthodes de ces agences. Il dénonce certains journalistes américains qui ont accepté les invitations de ces agences, sont allés par exemple interviewer Mouammar Kadhafi tous frais payés, sans même mentionner ce fait dans leurs articles.

Autre cas d’école, au Rwanda. Un pays synonyme de génocide dans l’esprit de la communauté internationale. Le gouvernement rwandais a signé un contrat avec le groupe Racepoint pour que celui-ci «conçoive et implante une campagne promotionnelle» afin de promouvoir une autre image du Rwanda. Racepoint a lancé deux communautés internet, Rwanda Fact Check et Friends of Rwanda. Résultat  positif: les discussions au sujet du génocide ont chuté de 11%. 

 

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