Life

Facebook Timeline, «buffet à volonté pour voyeurs du dimanche»

Slate.fr, mis à jour le 26.01.2012 à 12 h 48

Page Facebook de Mark Zuckerberg. REUTERS

Page Facebook de Mark Zuckerberg. REUTERS

A l'occasion de la généralisation prochaine du nouveau visage de Facebook, la Timeline (ou le «Journal» pour les utilisateurs français), Nick Felton et Joey Flinn, ses designers, expliquent leur stratégie sur Fastcodesign.

L'ambition était simple, transmettre un sentiment, «le sentiment de raconter son histoire à quelqu'un, et celui du souvenir de sa propre vie».

Une «expérience émotionnelle» qui repose sur une volonté double: rapprocher le plus possible la Timeline de la façon dont on se souvient de sa propre vie (en insistant par exemple sur quelques moments importants comme un mariage ou un anniversaire), et faire de cette nouvelle présentation un outil directement compréhensible par tous les utilisateurs, quelle que soit leur culture.

Alors que les designers ont dans un premier temps envisagé d'offrir aux utilisateurs des cadres différents adaptés à chaque occasion (romantique pour une photo de mariage par exemple), ils ont finalement opté pour un langage visuel identique pour toutes les timelines Facebook, explique Fastcodesign, laissant à la place aux utilisateurs le choix des éléments à mettre plus ou moins en avant.

D'après Keith Wagstaff du magazine Time, si le nouveau design est plus agréable à manipuler que le précédent, la nouvelle timeline constitue toutefois un  «buffet à volonté pour les voyeurs du dimanche» dans laquelle il devient beaucoup plus facile d'accéder à des informations auparavant plus discrètes. «Les photos de soirées oubliées et les messages d'anciens ex rendent le voyage dans le temps fascinant... Le problème, c'est que vous n'êtes pas seul dans ce voyage.» 

Chroniqueur à Slate, Farhad Manjoo souligne tout de même le point positif de la nouvelle présentation: Facebook ne fait même plus semblant de faire disparaître les vieilles informations que l'on croyait oubliées, et permet au contraire de les effacer plus facilement.

Et pour ceux qui auraient du mal à accepter le changement, des extensions existent afin d'effacer certaines des nouvelles fonctionnalités. L'International Business Times en présente quelques unes, qui vont de l'extension pour Google Chrome permettant de supprimer le menu déroulant de la colonne de droite, à celle réactivant le bouton commenter en passant par un outil pour bloquer l'affichage des chansons écoutées par vos amis sur Spotify. 

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte