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Des chercheurs rendent invisible un objet en 3D

Slate.fr, mis à jour le 26.01.2012 à 11 h 47

La structure d'un métamatériau d'invisibilité développé par l'université de Berkeley, REUTERS

La structure d'un métamatériau d'invisibilité développé par l'université de Berkeley, REUTERS

Les recherches scientifiques sur les moyens de rendre invisibles des objets dans certaines conditions se multiplient depuis quelques années, encouragées notamment par le fort intérêt des militaires dans de telles avancées technologiques.

Ainsi, Andrza Alù et ses collègues de l’université d’Austin au Texas ont réussi à soustraire un tube cylindrique de 18 centimètres à la lumière d'une partie du spectre électromagnétique, rapporte le Telegraph. Le site Live Science explique:

«Les objets reflètent la lumière et d’autres ondes électromagnétiques, c’est grâce à cela que nos yeux les voient et que les radars peuvent déceler la présence d’avions et de bateaux. L’enveloppe d’Alù reflète les ondes électromagnétiques de manière à ce que les ondes réfléchies par l’objet soient annulées.»

Les fans de la cape d’invisibilité d’Harry Potter seront déçus: l’objet était toujours visible à l’œil humain, qui ne perçoit la lumière que dans les hautes fréquences du spectre.

Mais l’étude, parue le 25 janvier dans la revue scientifique New Journal of Physics, prouve que des métamatériaux plasmoniques peuvent rendre des objets invisibles. Un avion de guerre enveloppé de tels matériaux pourrait atteindre le statut de «super-furtif» en devenant invisible pour les micro-ondes des radars, explique Andrea Alù.  

Les métamatériaux plasmoniques sont des matériaux composites alliant du métal à des matières synthétiques non-conductibles composées de structures nanométriques bien plus petites que la longueur d’onde optique. Ainsi, quand des photons atteignent leur surface, ils déclenchent des courants qui dispersent les ondes de lumière.

Le concept peut être modifié pour fonctionner aussi avec la lumière visible à l’œil humain, mais les objets rendus invisibles devraient être très petits. Ainsi, nous rapportions en novembre 2010 les résultats des chercheurs de l’université de Saint Andrews en Ecosse, qui ont conçu un film flexible capable d'interagir avec une lumière d'une longueur d'ondes d'environ 620 nanomètres, qui est visible par les humains.

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