Culture

Etta James, Johnny Otis: semaine noire pour le blues

Temps de lecture : 2 min

Etta James en concert à Deauville en juillet 1990.  Roland Godefroy via Wikimedia Commons.
Etta James en concert à Deauville en juillet 1990. Roland Godefroy via Wikimedia Commons.

Jours noirs pour le blues. Après Johnny Otis, décédé mardi à l'âge de 90 ans, Etta James s'est éteinte vendredi 20 janvier à l'âge de 73 ans.

Chanteuse de jazz, de blues et de R&B, elle s'était fait connaître par des morceaux tels que The Wallflower, Roll With Me Henry, At Last, All I Could Do Was Cry, Tell Mama ou encore I'd Rather Go Blind. Autant de chansons devenues des classiques du blues. Son influence était frappante sur des artistes comme Tina Turner, Diana Ross ou Janis Joplin.

Blanc, issu d'une famille d'immigrés grecs, Johnny Otis «décide très jeune qu'il aurait préféré être noir». Un choix qui influencera énormément sa musique. Il fonde son propre groupe, The Johnny Otis Orchestra, en 1945, mais c'est son morceau Willie and the Hand Jive, sorti en 1958, qui restera dans les mémoires. Il popularise alors le hand jive («swing des mains»), une danse associée au rock'n'roll et au R&B, impliquant de nombreux mouvements et claquements de mains.

Grand découvreur de talents, Johnny Otis avait justement lancé la carrière d'Etta James, ainsi que celles de Little Richard ou de Hank Ballard. Son influence sur le blues a été durable. Jusqu'à la fin de sa vie l'artiste a affirmé son attachement à la musique traditionnelle américaine, comme ici en 1979:

«Les musiciens d'aujourd'hui sont meilleurs techniquement, mais ils ne suscitent pas la même émotion que le blues ou le gospel.»

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